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  • Publié le : 4 novembre 2010
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LE SUJET

LE SUJET : DES DISTINCTIONS NECESSAIRES

1. UNE CHOSE MENTALE

• le flux interne et le for intérieur :
c’est moi et moi seul qui parle, livre mon sentiment. La vie psychique et la vie psychologique comme fait de conscience. Mais où est la conscience ?

• mind et brain
des compétences cognitives, des mécanismes, des opérations mentales : lecerveau comme machine à apprendre sur la base d’informations bio- chimiques, un calcul de représentations et de transformations, une autonomie des processus internes comme connexions de neurotransmetteurs.

• cerveau et intelligence artificielle :
le cerveau est un atlas, se construit, produit des connexions entre régions (synapses, neuromédiateurs, micro- et macroglies,oligodendrocytes, influx nerveux, synthèses de molécules, génome). Il a une plasticité permanente, il produit des décisions d’événement en événement dans un labyrinthe de processus d’interactions non linéaires, d’où la métaphore de l’ordinateur comme état collectif du réseau neuronal. Le cerveau a ses cartes mentales, ses gestions d’indices, ses filtres, son formatage récurrent, d’où une naturalisation : lacausalité efficiente, le mécanisme explicable n’est pas la finalité à comprendre. Des structures mentales aux institutions culturelles : un hybridisme qui naturalise l’esprit et idéalise la nature.

• critique de la thèse neuroscientifique :
il est libre de tout contexte, sans surnaturel. Le matérialisme psychologique est une psychologie populaire. Tout se passe du dehors dansune simulation ou une imitation. Mais un partage d’intérêts n’est pas un programme, il lui faut des suppositions et des justifications, donc des raisons (éthiques, logiques ou pathétiques). La chambre chinoise : le psychisme comme fonctionnement n’est pas l’esprit qui est relation intentionnelle, usage de signes, intelligibilité narrative, sujet d’action ou de passion (les Chinois à l’extérieur usede signes et le transmettent à l’homme à l’intérieur qui se contente de les faire fonctionnement opératoirement).

2. LA PHILOSOPHIE DE LA CONSCIENCE

• pensée et doute :
la conscience est conscience de ses représentations et de ses illusions comme conscience épistémologique sur la base d’une théorie morale et psychologique : idées factices, adventices, claires etdistinctes ou innées selon leur degré de simplicité, d’unité ou de composition avec l’expérience. La conscience est perception sensible, mémoire, connaissance évidente, cogito indubitable comme conscience de soi mais la perception est susceptible d’erreur, la mémoire d’illusion, le Malin Génie peut avoir suggéré des idées claires et distinctes : c’est toujours la conscience comme conscience de soi quien juge, au bout de la pratique du doute (Descartes).

• le criticisme kantien ou subjectivité et objectivité :
la conscience est sensibilité, entendement et raison. Chaque faculté a ses prérogatives : intuitions de la sensibilité, jugements, catégories et principes de l’entendement et idées de la raison. La conscience est un traité de la méthode, réelle et idéelle : elle examineles hypothèses des champs de la connaissance et relie ces champs à des sources spécifiques. La conscience est subjectivité et objectivité. Il a une conscience théorique (entendement législateur), pratique (raison législatrice) et esthétique (imagination s’alliant librement à la raison ou à l’entendement).

• sentir ou de la sensation au sentiment d’intelligibilité :
c’est laconscience de sa propre existence, expérience sans justification et inaccessible à autrui, toujours à reconstruire (information d’une expérience indifférente et discontinue, appareil sensoriel qui saisit indices, contact avec environnement qui repère et répond, fonctionnalité du corps qui adhère, donné sensible rappelé dans la sensation, perçu en situation, engendré dans des formes et remémoré dans...
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