Le symbolisme et ses pionniers

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  • Publié le : 6 mai 2010
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Le Symbolisme et ses pionniers

Voici les autobiographies de plusieurs poètes et peintres symbolistes du 19 ème siècle.

Baudelaire

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Charles Pierre Baudelaire, né à Paris le 9 avril 1821 et mort le 31 août 1867 dans la même ville, est un poète français.
Baudelaire se vit reprocher son écriture et le choix de ses sujets. Il ne fut compris que par quelques-uns de ses pairs.Aujourd'hui reconnu comme un écrivain majeur de l'histoire de la poésie française, Baudelaire est devenu un classique.
En 1827, son père, Joseph-François Baudelaire, né en 1759 à La Neuville-au-Pont, en Champagne, meurt lorsque Charles a 6 ans. Cet homme lettré, épris des idéaux des Lumières, et amateur de peinture, peintre lui-même, lui laisse un héritage dont il n'aura jamais le total usufruit. Un anplus tard, sa mère se remarie avec le chef de bataillon Jacques Aupick. Le futur poète ne pardonnera jamais à sa mère ce remariage, et l'officier Aupick, devenu ambassadeur, incarne à ses yeux tout ce qui fait obstacle à ce qu'il aime : sa mère, la poésie, le rêve, et la vie sans contingences.
Renvoyé du lycée Louis-le-Grand pour une vétille en 1839, Baudelaire mène une vie en opposition auxvaleurs bourgeoises incarnées par sa mère et son beau-père. Celui-ci, jugeant la vie de son beau-fils "scandaleuse", décide de l'envoyer en voyage vers les Indes, qui prend fin à l'île Maurice en 1841.
De retour à Paris, il s'éprend de Jeanne Duval, jeune mulâtresse, avec laquelle il connaîtra les charmes et les amertumes de la passion. Dandy endetté, il est placé sous tutelle judiciaire, et connaît,dès 1842, une vie misérable. Il commence alors à composer plusieurs poèmes des Fleurs du mal. Critique d'art et journaliste, il défend en Delacroix le représentant du romantisme en peinture, mais aussi Balzac lorsque l'auteur de La Comédie humaine est sottement attaqué et caricaturé pour sa passion des chiffres[ ]ou pour sa perversité présumée. En 1848, il participe aux barricades, mais souhaitesurtout, dit-on, exhorter les insurgés à fusiller Aupick. Plus tard, il partage la haine de Gustave Flaubert et de Victor Hugo pour Napoléon III, mais sans s'engager outre mesure dans son œuvre.
Les Fleurs du mal paraissent en 1857 à 500 exemplaires. Le recueil sera poursuivi en 1857 pour « offense à la morale religieuse » et « outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs ». Seul ce dernierchef d'inculpation condamnera Baudelaire à une forte amende de 300 francs, qui fut réduite à 50 francs, suite à une intervention de l'impératrice Eugénie. L'éditeur, Auguste Poulet-Malassis, s'acquitta pour sa part d'une amende de 100 francs, et dut retrancher six poèmes dont le procureur général Ernest Pinard avait demandé l'interdiction (Les bijoux ; Le Léthé ; À celle qui est trop gaie ;Lesbos ; Femmes damnées [le premier poème] ; Les métamorphoses du vampire). Malgré la relative clémence des jurés, relativement au réquisitoire qui visait 11 poèmes, ce jugement toucha profondément le poète, qui réalisa, contraint et forcé, une nouvelle édition en 1861, enrichie de 32 poèmes. En 1866, l'auteur réussit à publier les six pièces condamnées, accompagnées de 16 nouvelles, à Bruxelles,c'est-à-dire hors de la juridiction française, sous le titre Les Épaves.[s.s..]
Le poète part alors pour la Belgique, et se fixe à Bruxelles, où il prépare un pamphlet contre ce pays, qui figure, à ses yeux, une caricature de la France bourgeoise. Pressentant la mort inéluctable de ce royaume artificiel, il résume son épitaphe en un mot : "Enfin !"
Il y rencontre Félicien Rops, qui illustre les Fleurs dumal. En 1866, Baudelaire entreprend en Belgique une tournée de conférences où ses talents de critique éclairé sur l'art ne déplacent guère les foules. Lors d'une visite à l'église Saint-Loup de Namur, Baudelaire a une perte de connaissance, à la suite de laquelle il subit des troubles cérébraux, en particulier d'aphasie. Il meurt à Paris de la syphilis le 31 août 1867, sans avoir pu réaliser...
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