Le symbolisme

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  • Publié le : 21 octobre 2010
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Symbolisme et la poésie :

I Les Origines :
Etymologie : Le mot « symbolisme » est formé à partir du terme « symbole » qui vient du latin symbolum, « symbole de foi », symbolus, « signe de reconnaissance », du grec sumbolon, « objet coupé en deux constituant un signe de reconnaissance quand les porteurs pouvaient assembler (sumballein) les deux morceaux1 ». Dans la Grèce antique, le« symbolon » était un morceau de poterie qui était brisé en deux et qu’on donnait à deux ambassadeurs de cités alliées pour se reconnaître.
Comme tous les courants qui le précèdent, le Symbolisme apparaîtra en réaction au Naturalisme vers 1870. Il s'élèvera même parfois contre le Romantisme. Le poète Jean Moréas, dans son "Manifeste du Symbolisme" publié dans le Figaro en 1886, donnera comme vocation à cemouvement de "Vêtir l'idée d'une forme sensible". Il évoquera un art ennemi de la déclamation, de l'enseignement et de la fausse sensibilité. Pour les Symbolistes, la description objective et concrète d'un objet lui enlève les trois-quarts de sa valeur. Le Naturalisme tentera, au contraire, de peindre fidèlement le réel, parfois jusque dans la déchéance.

II Les caractéristiques du Mouvementlittéraire :
Le symbolisme visera un idéalisme à travers le symbole. Il cherchera à donner la sensation et l'impression, plutôt que la représentation des choses. Au-delà des apparences, il évoquera un monde idéal et privilégiera l'expression des états d'âme. Le monde réel ne sera, pour lui, que le reflet d'une réalité transcendante. A travers les symboles, le poète cherchera à atteindre la réalitésupérieure de la vraie sensibilité. La poésie, qui devait ainsi suggérer plutôt que décrire, fera usage de mots rares, de métaphores raffinées et de vers impairs. Les poètes symbolistes deviendront de véritables "esthéticiens" littéraires accordant une grande importance au travail formel. Il privilégieront le rêve, le mystère et s'attacheront à la musique du vers qui pénètre la sensibilité dulecteur.

III Les principaux auteurs :
Les principaux précurseurs français du symbolisme furent les poètes Gérard de Nerval qui a écrit Odelettes en 1834, Les Chimères en 1854, Le peuple en 1830 ou encore Voyage en Orient en 1851, Charles Baudelaire avec sa théorie des "correspondances", auteur de plusieurs Poèmes tel que La Fanfarlo (1847), Du vin et du haschisch (1851), Les Fleurs du Mal(1857), Les Paradis artificiels (1860), Le Spleen de Paris (1869), Guillaume Appolinaire aillant écrit Le Bestiaire ou cortège d'Orphée en 1911, Alcools en 1913, Calligrammes en 1918, Ombre de mon amour en 1947 et Arthur Rimbaud auteur de Une saison en enfer (1873), Le dormeur du val (1888), Reliquaire (1891), Un cœur sous une soutane (1924). Le malaise profond ressenti par les écrivains de la fin duXIXe siècle est aussi à l’origine de ce mouvement de rejet absolu.
De fait, s’il est vrai que le courant symboliste s’inspira du romantisme allemand et du préraphaélisme anglais, il trouva en France parmi les "décadents" et les "hermétiques", héritiers de l’illuminisme de Nerval, ses plus grands instigateurs. Des écrivains tels Huysmans, Verlaine, Villiers de l’Isle-Adam, Charles Cros ou encore,Jules Laforgue, par leur liberté de langage, leur génie de la suggestion et leur sens du rythme et des sonorités, renouvelèrent le fond et la forme des genres poétique et narratif. Dès 1880, les mardis du salon littéraire de Stéphane Mallarmé consacrèrent ce climat spirituel, en présidant à l’initiation des nouveaux adeptes de la beauté. Alors que les mouvements de Jean Moréas (le "romanisme")et Charles Maurras (le "naturisme") s’éloignaient progressivement du symbolisme au profit d’un néoclassicisme d’hélite, Mallarmé s’attacha à définir l’esthétique idéaliste du nouveau courant. Il écrivit de nombreuse oeuvres comme L'Après-Midi d'un faune (1876), Les Dieux antiques (1880), Pages (1891), Poésies (1899), Un coup de dés jamais n'abolira le hasard (1914), Igitur (1925) ...

IV Les...
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