Le theatre au 17e siecle

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  • Publié le : 18 novembre 2011
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Le théâtre français au XVIIe siècle

Durant le XVIIe siècle, le théâtre français atteint un véritable apogée, grâce à un concours de circonstances particulièrement heureux qui conjugue la qualité des auteurs dramatiques, la considération de Louis XIV et le développement de lieux de représentation stables.
Lieux de représentation en France
Très curieusement, pendant les trente premièresannées du XVIIe siècle, Paris ne possède pas de théâtre régulier, tout comme les autres villes françaises, n'offrant des spectacles que lorsqu’une troupe ambulante s'installe pour quelques semaines. Ces troupes ont d'ailleurs plus de mal à trouver des lieux de représentation à Paris qu'en province. En effet, le monopole des spectacles est tenu, dans la capitale, par une société dénommée la “Confrérie de la Passion et Résurrection de notre Sauveur et Rédempteur Jésus Christ ” qui possède une salle de spectacle à l'Hôtel de Bourgogne et par laquelle il faut passer pour pouvoir louer la dite salle. Celle-ci est d'ailleurs assez misérablement installée et fort incommode. Aussi, de nombreuses troupes préfèrent jouer soit en plein air dans les cours d'hôtels, soit, à l'abri, dans l’innombrable jeude paume (Salle, dans les jardins des Tuileries, où l´on jouait à la paume ; jeu de balle, ancêtre du tennis). Parisiens où elles peuvent construire des décors de fortune et une scène sommaire. Pourtant, même dans ces lieux, la Confrérie de la Passion doit donner son autorisation qui, bien entendu, se monnaye à des tarifs souvent exorbitants. La vie théâtrale se développe donc davantage enprovince où l'activité dramatique est assez intense. Heureusement pour la capitale, l'intérêt que Richelieu (Cardinal de (1585-1642). Premier ministre de Louis XIII de 1624 jusqu´à sa mort. Il triomphe des Protestants au siège de la Rochelle, et lutte contre la Noblesse, en interdisant les duels, et en déjouant les différents complots et intrigues visant à diminuer le pouvoir du Roi, en cela inspiré dumodèle britannique) porte au théâtre permet une évolution. Il intervient auprès de Louis XIII ((1601-1643).Fils d´Henri IV et de Marie de Médicis. Il combat les Protestants et s´appuie sur Richelieu pour gouverner. Roi de France de 1610 à1643) pour qu'une troupe s'installe à demeure à l'Hôtel de Bourgogne, en 1629, avec le titre de “ Comédiens du roi ”. Désormais, cette salle se consacre authéâtre littéraire, excluant les farces (pièce de théâtre bouffonne) de son répertoire. Parallèlement, dans le jeu de paume du Marais, une autre troupe, qui vient de Rouen et qui est dirigée par Montdory, joue une comédie intitulée Mélite d'un jeune auteur nommé Pierre Corneille.
Pierre Corneille (1606-1684)
Pierre Corneille est un homme bon et doux, honnête bourgeois, plutôt embarrassé dans le monde,avec une vie aux antipodes des destins passionnés et complexes de ses personnages.
Né à Rouen en 1606 d'une famille de magistrats, il fait tout naturellement des études de droit, comme son frère cadet, Thomas Corneille, après avoir suivi un enseignement secondaire jésuite. C'est un avocat piètre plaideur, timide et sans élocution, qui va trouver au théâtre, par personnages interposés, lavocation d'orateur qu'il n'a pas dans la vie. Doté d'une sensibilité et d'une générosité hors du commun, et rompu, par sa formation, au raisonnement rigoureux des plaidoiries, il met ainsi, avec génie, ses qualités au service d'une carrière talentueuse d'auteur dramatique. Son œuvre est riche et variée. Il passe avec succès de comédie, à la tragi-comédie et à la tragédie, se jouant souvent des règlesthéâtrales et de l'évolution des genres que traverse le théâtre classique du XVIIe siècle. Le Cid, dont il trouve l'inspiration dans la comédie espagnole, représente, sans conteste, son œuvre charnière. Pierre Corneille excelle particulièrement dans les débats oratoires ; ses pièces, construites avec méthode et mouvement, offrent à Rodrigue dans Le Cid, puis à Horace ou à Cinna l'occasion de...
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