Le theatre

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  • Publié le : 18 juin 2009
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Dissertation : Gilles Aillaud affirme qu'il est des pi�ces qui ne sont pas � repr�senter mais � lire alors m�me qu'il travaille � la sc�nographie de B�r�nice la Com�die Fran�aise. Qu'en pensez-vous ?

Autrefois dans la Gr�ce antique, le th��tre �tait un art destin� � �tre regard� par un public. Le th��tre, notamment en France, est reconnu aujourd'hui aussi bien comme un domaine litt�rairequ'un art du spectacle, et les valeurs litt�raires des pi�ces de th��tre ne cessent de s'intensifier dans les yeux des amateurs. Nous poss�dons deux voies majeures pour aborder une pi�ce de th��tre, soit en tant que spectateur, soit en tant que lecteur. La repr�sentation consiste � pr�senter une pi�ce de th��tre une nouvelle fois, avec entre autre, des transformations �ventuelles entre plusieursrepr�sentations, ce qui la rend unique. En introduisant la pi�ce aux yeux des spectateurs, elle la rend vivante et actuelle. Chaque repr�sentation est alors une recr�ation de la pi�ce par le metteur en sc�ne, cr�ant un lien entre les spectateurs et les acteurs qui regardent sur sc�ne. Mais Gilles Aillaud, sc�nographe de B�r�nice � la Com�die Fran�aise pense plut�t qu'il existe des � pi�ces qui ne sontpas � repr�senter mais � lire �, telle que B�r�nice de Racine. La lecture d'une pi�ce de th��tre peut aider les lecteurs � percevoir au mieux l'aspect po�tique d'une pi�ce en vers comme B�r�nice. Le lecteur est appel� � se plonger dans les lignes d'�criture, en essayant de comprendre le message qu'on a voulu lui transmettre derri�re des figures de styles, des expressions. Il prend du temps pouraller et venir entre les parties de l'?uvre et n'h�site pas � reprendre la lecture en entier. La lecture permet ainsi de savourer seul la beaut� de la langue utilis�e. Mais est-ce que la beaut� d'une ?uvre th��trale est valoris�e avant tout par la lecture et moins par la mise en sc�ne ?
En essayant de r�pondre � cette question, nous allons voir dans un premier temps les pistes f�condes que lalecture peut offrir � un lecteur attentif dans sa d�couverte de l'?uvre. Nous soulignerons ensuite qu'en en effet la repr�sentation d'une pi�ce semble difficilement n�gligeable dans la mesure o� elle apporte au spectateur d'autres aspects admirables d'une ?uvre qui ne peuvent pas �tre per�us dans une lecture. Finalement, nous tenterons de faire de la lecture et de la repr�sentation, deux �l�mentscompl�mentaires pour aboutir � la meilleure approche possible du texte th��tral.

Lire semble �tre une excellente approche d'un texte th��tral. La question du temps consacr� � la lecture n'est pas une contrainte, ce qui autorise une libre circulation dans l'?uvre. Cet �l�ment est capital pour une meilleure compr�hension de l'?uvre afin de se rendre compte de toutes ses valeurs. Enfin, la lectureindividuelle provoque souvent chez le lecteur des sensations personnelles, qui peuvent faire na�tre le plaisir de poss�der quelque chose � soi.
Dans la lecture, le lecteur est libre dans le choix de la quantit� de temps consacr�e � la lecture. Il a la possibilit� de prendre du temps pour d�couvrir un langage th��tral, qui n'est pas forc�ment familier. Cette distance proviendrait du vocabulaire del'�poque, car par exemple, l'usage des mots au XVII�me si�cle n'est pas le m�me qu'actuellement. Les mots comme � feux �, � ennui �, � d�plaisirs � n'ont plus aujourd'hui une signification aussi intense que dans Andromaque de Racine ou Horace de Corneille. Il en va de m�me pour le registre, le contexte historique et religieux ou encore le style comme l'�criture en vers dans les pi�ces de th��treclassiques. Si le lecteur arrive � se donner du temps pour se familiariser peu � peu avec le langage d'une pi�ce, la distance temporelle entre l'�poque de l'auteur et celle du lecteur peut tr�s bien se raccourcir, voire dispara�tre. Et puisque le temps n'est plus une contrainte comme dans une repr�sentation o� il est limit�, le lecteur a droit � une libre circulation dans l'?uvre. Il est donc...
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