Le theme de la femme chez musset et chateaubriand

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  • Publié le : 16 mars 2010
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René de François-René de Chateaubriand et

La confession d’un enfant du siècle d’Alfred De Musset :

Analyse comparée du thème de la femme

Travail remis à Mme Geneviève Sicotte

Dans le cadre du cours FLIT 318 (Le XIXe siècle : roman et société)

Par

Laure-Lise Mélin (9315950)

Université Concordia

Département d’études françaises

2 mars 2010

La femme est le thème demaints écrits littéraires et a été traité différemment suivant les époques et les courants. Dans René de Châteaubriand et La confession d’un enfant du siècle de Musset, ces deux auteurs romantiques, abordent ce thème de façon assez similaire en ce qui concerne le rapport à la nature mais ils diffèrent sur le type de relations entretenues avec les femmes. Ainsi, nous mettrons en parallèle le lienentre la femme et la nature dans les deux œuvres puis nous analyserons les différences profondes du caractère des relations.
Dans les deux œuvres citées un peu plus haut, on peut noter un lien entre la nature, les femmes (Amélie et Brigitte) et leur relation respective avec Octave et René. Chacune d’elle a un rapport harmonieux avec les éléments naturels : dans La confession d’un enfant dusiècle, De Musset écrit : « un chevreau blanc qui passait en liberté dans un champ accouru à elle ; elle lui fit quelques caresses », dans René, Chateaubriand : « nous aimions à gravir les coteaux ensemble, à voguer sur le lac, à parcourir les bois à la chute des feuilles ». La nature semble être le contexte requis pour que l’esprit tourmenté s’apaise. Le calme apporté par une nature tranquille bercel’impétuosité des sentiments humains telle une mère soucieuse du bien-être de son enfant. La bienveillance maternelle et le rapport à la nature sont donc à mettre en parallèle : La confession d’un enfant du siècle « Madame Pierson traitait ses fleurs comme ses oiseaux et ses paysans ; il fallait que tout se portât bien autour d’elle […] pour qu’elle pût être elle-même gaie et heureuse comme un bonange ; » Si l’on considère que les deux personnages principaux masculins sont orphelins, il est facile de créer un schéma triangulaire qui relierait les trois éléments indispensables à leur bonheur : nature, amour, mère. Ainsi, la nature et la femme se partagerait le rôle de mère et la femme jouerait à la fois le rôle de l’amante. De cette façon, séparé de sa sœur lors de l’un de ses voyagessolitaires, René s’approche de l’Etna, « mon œil […] plongeait dans le cratère de l’Etna, dont je découvrais les entrailles brulantes, entre les bouffées d’une noire vapeur. " Un jeune homme plein de passions, assis sur la bouche d’un volcan" ». Lorsqu’un des éléments manque, l’harmonie devient impossible et la nature se déchaîne.
La nature des relations avec les femmes d’Octave et de René sont biendistinctes. Dans René, le lecteur n’entend parler que d’un seul personnage féminin qui est Amélie, la sœur du protagoniste principal. Elle est tout pour ce dernier et il ne semble pouvoir vivre heureux sans sa présence : « je ne trouvais l’aise et le contentement qu’auprès d’Amélie ». Cette passion étant incestueuse, elle reste platonique. La chasteté de cet amour permet de faire un lien avecl’aspect divin de cette sœur. « Amélie avait reçue de la nature quelque chose de divin ». Les sentiments qu’elle éprouve pour son frère étant considérés comme un pêché, elle choisit le couvent comme retraite et asile. Ainsi, dans cette œuvre, l’unique femme représentée joue plusieurs rôles en même temps, celui de mère, de sœur (partageant une heureuse enfance commune avec le narrateur « Allez-vous fairecomme cette étrangère qui vint ici? »), de femme (« jamais elle n’avait parue si belle ») et de divinité. En se retirant du monde, elle abandonne son frère seul face à ses tourments. Elle se sacrifie en martyr mais pour finalement trouver l’apaisement : « elle n’avait jamais vu de religieuse d’une humeur aussi douce et égale ». Par opposition à l’unique femme de René, Octave lui, décrit...
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