Le travail clandestin est-il un travail forcé ?

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  • Publié le : 5 mai 2010
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Introduction.

A la lumière des dernières manifestations massives du Peuple grec, de nombreux observateurs pensent que la faillite annoncée de la Grêce, risque d'entrainer un accroissement du travail clandestin dans ce pays. A l'autre bout de la Planète, le Peuple birman subit une des plus féroces dictatures où règne le travail forcé. Au milieu de tout cela, un organisme l'OIT, s'attèle à ladure tâche de mettre fin à toutes ces pratiques séculaires du monde du travail.

Qui sont les employeurs fraudeurs qui emploient les travailleurs clandestins ?

D'abord, il y a les employeurs qui fraudent directement. Ils peuvent ainsi de manière illégale réduire leurs charges sociales et échapper aux contraintes imposées par le droit du travail. En Europe, ils emploient principalement destravailleurs clandestins jeunes. Les patrons qui abusent de cette main-d'oeuvre sont ceux du secteur primaire : surtout les paysans, ceux du secteur secondaire : les petits industriels, les entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics, mais aussi ceux du secteur tertiaire : les hoteliers, les restaurateurs, les entrepreneurs de nettoyage, gardiennage, maintenance, informatique. Les avantages pourles patrons fraudeurs sont : grande flexibilité au travail productif, acceptation d'un travail saisonnier, pénible, intensif. Ils recherchent systématiquement une minimisation des coûts et de flexibilité du travail. Contrairement aux autres secteurs qui sont en déclin, le secteur tertiaire voit augmenter les emplois officiels mais aussi les emplois "au noir". Les patrons n'hésitent pas non plus àutiliser des travailleurs clandestins qualifiés comme ceux de l'enseignement et de l'hôpital.

Ensuite, il y a les employeurs qui fraudent indirectement. Ce sont de grands patrons donneurs d'ordre qui n'hésitent pas à utiliser des travailleurs clandestins par le biais de la sous-traitance. Ces donneurs d'ordre peuvent ainsi de manière tout-à-fait légale réduire leurs charges sociales et échapperaux contraintes imposées par le droit du travail. Ils se cachent derrière leur statut de "client" qui se "lave les mains" de la condition des travailleurs prestataires. Les arrangements "gagnant/gagnant" entre client et prestataire sont souvent un accord tacite : "je vous fournis le matériel, en échange vous me fournissez la main-d'oeuvre !" En clair : "je ferme les yeux sur la provenance desouvriers, en échange je sors mon carnet de chèque pour acheter votre matériel".

Qui sont les commanditaires des travailleurs forcés ?

Si le travailleur clandestin est "forcé" d'une certaine manière pour des raisons de chantage économique principalement entretenu par les employeurs fraudeurs, le travailleur clandestin perçoit tout de même un revenu non déclaré. Dans le cas du travailleur forcé,on est malheureusement dans un cran au-dessus dans l'exploitation puisqu'il s'agit de travail non rémunéré, ou alors interdit dans le cas des enfants.

D'abord, il y a les états non démocratiques. Un pays gouverné par une dictature militaire, est actuellement dans le collimateur de l'OIT (Organe directeur du Bureau international du travail), il s'agit de la Birmanie. Nombreuses sont les preuvesde travail forcé concernant des hommes, des femmes, des enfants. La Confédération internationale des syndicats libres (CISL) a elle aussi divulgué de nouvelles preuves de recours au travail forcé dans diverses régions du pays.

Le travail exigé est : construction de ponts et chaussées, construction et entretien de camps militaires, fabrication des fournitures et munitions militaires, travailagricole. Cette liste est loin d'être exhaustive. De nombreuses régions sont concernées : Karen, Arakan, Chin, Pegu, Tennasserim, Sagaing, entre autres. La Fédération de Travail Syndicale Birmane (FTUB), organisation de travailleurs clandestine active en territoire birman, a des bureaux et des structures de formation dans les pays limitrophes, et renseigne la CISL.

La dictature militaire...
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