Le travail est-il le principal facteur d’intégration sociale actuellement ?

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  • Publié le : 23 mai 2010
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Sujet de dissertation sur le thème « Intégration et solidarité »
Le travail est-il le principal facteur d’intégration sociale actuellement ? | |
Introduction :

« Si la division du travail produit de la solidarité, […] ; c’est qu’elle crée entre les hommes tout un système de droits et de devoirs qui les lient les uns aux autres de manière durable. », Emile Durkheim, De la division dutravail social.
Un facteur d’intégration est une instance, une forme d’organisation qui structure les relations sociales entre les individus et qui contribue à l’intégration sociale, telle que le travail par exemple. Celle-ci génère donc une socialisation, source d’intégration et de cohésion sociale. Ainsi, le travail est générateur de liens sociaux et, du fait qu’il soit omniprésent de nos jours,c’est un des principaux facteurs d’intégration sociale.
En quoi le travail constitue-t-il un facteur d’intégration sociale primordial ? Comment les évolutions actuelles sur le marché du travail affectent-elles ce constat ? Y a-t-il d’autres facteurs d’intégration sociale ?
Dans un premier temps, nous montrerons que le travail est un facteur d’intégration social. Puis, dans un second temps, nousexpliquerons en quoi la précarisation croissante du marché du travail fragilise ce rôle.

I- Le travail est un facteur d’intégration

Ainsi, le travail étant un agent de socialisation secondaire, il est, par définition, un facteur d’intégration dans la mesure où il permet aux personnes actives de participer et de prendre part à la vie sociale. Ce phénomène était particulièrementremarquable dans les sociétés industrielles au début de l’organisation scientifique du travail et du taylorisme fordisme. Celui-ci s’est traduit de différentes manières.

A) Le travail est le principal vecteur d’intégration sociale dans les sociétés industrielles

En effet, les bouleversements scientifiques, techniques, démographiques, politiques et juridiques survenus à la fin du XVIIIèmesiècle ont provoqué des changements dans la vie sociale. Ainsi, ce type de société était basé sur une solidarité organique, c’est-à-dire qu’elle procède de la division du travail. Les individus sont spécialisés dans des fonctions particulières, et la complémentarité entre ces organes est créatrice de solidarité. Dans une logique de division des tâches, chacun a besoin des autres pour que son travailsoit reconnu, utile (document 2). C’est ce qu’Emile Durkheim appelle l’interdépendance. Il met en avant le fait que le passage à une société industrielle ou moderne a induit un développement de la conscience individuelle et donc une montée de l’individualisme, c’est-à-dire que les sociétés modernes reconnaissent à l’individu un droit à l’autonomie prévalant sur l’appartenance à la collectivité.Avec la division du travail, les individus sont alors complémentaires et plus libres.
Le travail représente aussi, dans les sociétés industrielles, un signe d’appartenance à une classe, ce qui avait une grande importance à cette époque. De fait, la division bipolaire entre les prolétaires et la bourgeoisie était à l’origine d’une grande cohésion et solidarité entre les ouvriers.
La division dutravail, tant sur le plan horizontal que vertical, est ainsi à l’origine de nouveaux liens sociaux et elle est donc un facteur d’intégration qui occupe une place de plus en plus importante.

B) Il a de multiples dimensions intégratrices

Le travail permet aussi la création de différents types de liens entre les individus.
En effet, d’une part, le fait de travailler permet aux actifs de sesentir utile dans la société et dans la création de croissance. On dit alors qu’ils ont une « utilité sociale » (document 2). Une profession procure aussi un statut social. C’est aussi un lieu d’apprentissage de normes et de valeurs, d’engagement et de sociabilité. Toutes ces composantes sont fondamentales à une personne afin qu’elle trouve sa place dans sa société.
De plus, la perception un...
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