Le travail est-il pour l'homme une aliénation ou une libération

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  • Publié le : 30 avril 2011
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Villers Florence 6C

Le 15/10/2010

« Le travail est-il pour l’homme une aliénation ou une libération ? »
Il nous fait lever tôt tous les matins ou nous fait coucher tard tous les soirs, il constitue une majeure partie de notre temps, il nous fait suer plus d’une demi vie, il nous permet de sortir et de s’instruire. On s’en plaint ou on s’en réjouit. Pour certains, c’est une routine, pourd’autres c’est la passion, qui les emmène sur les chemins de la découverte et de l’action. Il est différent pour tous. Il ? Le travail. Au risque de vous surprendre, nous ne savons pas qu’elle est sa véritable action sur nous, habitants de la « Terre Bleue »… L’activité professionnel de l’homme l’emprisonne-t-il ou au contraire, le délivre-t-elle ? Dans un premier temps, nous envisagerons en quoi letravail peut-il est une contrainte à l’homme et de quels façons ? Quels sont ces impacts sur l’homme ? Après quoi, nous tenterons de démontrer qu’il a aussi des biens faits soulagent et libérateurs sur l’homme. Ces différentes analyses nous permettrons de découvrir si, finalement, le travail n’aurait pas un caractère paradoxal.

Premièrement, le travail, même s’il est l’essence de l’homme, mêmes’il nous construit et nous cultive, peut s’avérer être parfois une aliénation. Dans notre société actuelle, il est divisé en plusieurs parties et réparti entre les travailleurs selon leurs formations. Chacun accomplit, quotidiennement, le même type de tâche, pour laquelle il a assimilé des compétences particulières. Seulement, cette division du travail morcelle l’homme, à tel point qu’il devientcondamné à effectuer la même activité qu’il ne peut fuir.

De surcroît, ce système fait que l’individu est dépendant du fruit de labeur d’autrui et contraint de partager le sien. Un bon exemple serait l’incontestable aliénation et l’exploitation du travail ouvrier selon Marx. En effet, sous l’influence d’un patron, le travail devient extérieur à l’ouvrier, ce qu’il confectionne lui est étranger etle domine. Il n’est même plus propriétaire de ce qu’il crée, tout le profit revient à son supérieur. Il y a donc un réel manque de liberté du travailleur et de sa production. Dans la vie courante, l’homme vit sous une hiérarchie qui, parfois, s’approprie ses mérites. Son travail n’est alors pas reconnu à sa juste valeur. Ensuite, les racines latines du terme « travail » tendent à prouver que, dèssa naissance, l’homme était résigné à endurer la souffrance de son dur labeur, puisqu’elles renvoient au mot « trepalium » qui signifie « instrument de torture ». On peut parler de souffrance physique mais aussi morale qui résulte, parfois, d’une perte de son identité due au travail. Assurément, il arrive que certaines professions façonnent le comportement de ces travailleurs. Par exemple, à 35ans, Etienne, graphiste, est passé de la condition précaire d’artiste à celle de webmaster dans une importante mutuelle. « Un profil de poste clair et ambitieux », au départ. Mais, très vite, il s’est rendu compte qu’on le mettait à part, on le cassait lors des entretiens individuels et on l’écrase tellement qu’il s’efface petit à petit alors que c’était un homme caractériel et qui ne se laissaitpeur. La cause, c’est la peur. Peur de se retrouver à la case départ. A force, il perd ses repères et s’enfonce progressivement. Il tiendra cinq ans avant de craquer et de partir, psychologiquement abîmé. A l’heure actuelle, des centaines d’adultes sont dans le même cas qu’Etienne et en payent durement les conséquences. Ces changements sur un individu causé par la peur de perdre son travail,l’empêche donc d’être librement lui, et en, cela, on peut voir une forme d’aliénation.

Enfin, l’homme se voit contraint de travailler pour satisfaire un certain nombre de ses besoins élémentaires comme se nourrir, se procurer un toit, se chauffer, se vêtir, assouvir ses désirs matériels … Ainsi, le sens commun du travail s’assimile à une obligation, une nécessité : sans le travail, l’homme ne...
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