Le travail n'est il qu'une lutte contre la nature

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  • Publié le : 24 mai 2010
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Le travail n’est il qu’une lutte contre la nature ?

Pour commencer, ce sujet amène à discuter sur le travail de l’homme en fonction de la nature. L’axe principal de ce sujet est de savoir si le travail est une lutte et seulement une lutte contre la nature pour l’homme. Nous sommes forcés de constater que l’Homme se doit de lutter contre la nature pour subvenir à ses besoins vitaux etassurer son existence. Le travail en tant que tâche fastidieuse pour l’Homme n’est-il pas autre chose ? Ne serait-il pas un moyen d’exister socialement ? Plusieurs questions se dessinent au fur et à mesure de l’analyse de ce sujet. Il est donc intéressant de se demander ce qu’apporte le travail à l’homme afin de voir s’il n’est qu’une lutte contre la nature.

Il faut d’abord définir letravail comme « un acte qui se passe entre l'homme et la nature. L'homme y joue lui même vis-à-vis de la nature le rôle d'une puissance naturelle. Les forces dont son corps est doué, bras et jambes, tête et mains, il les met en mouvement afin de s'assimiler des matières en leur donnant une forme utile à sa vie. En même temps qu'il agit par ce mouvement sur la nature extérieure et la modifie, ilmodifie sa propre nature et développe les facultés qui y sommeillent» (Marx le capital LI Ch. VII). Le travail désignait d’abord un instrument de torture de part son étymologie du latin populaire « tripallum ». La civilisation occidentale est fortement influencée par la religion judéo-chrétienne. Cette tradition fait du travail une punition infligée à l’homme par Dieu. On ne retiendra pas « travail »au sens physique du terme. Le groupe de mot « n’est il qu’une » laisse supposer que le travail peut être autre chose qu’une lutte et ne peut se réduire à cela. Lutte peut être définit comme une force, une autorité, un grand effort pour vaincre quelque chose. Dans ce sujet, cette lutte serait la nature que l’on peut définir comme, au sens plus général, l’ensemble du règne minéral, végétal etanimal en tant qu’il est soumis à des lois universelles et nécessaires. C’est principalement la définition philosophique qui nous intéresse dans ce sujet : principe d’existence et de croissance de toutes choses, indépendamment de l’action humaine. Elle s’oppose à l’art, la culture, l’histoire… etc. Une autre acception courante du mot nature renvoie à l’ensemble des choses données dans l’expérienceexterne, là encore avant toute intervention humaine. Le sujet suppose que le travail est une nécessité pour l’homme et sous entend qu’il doit être fourni d’effort. Paradoxalement, l’homme étant un élément de la nature, comment peut-il lutter contre lui même ? Il est d’abord intéressant de démontrer que l’homme travaille en luttant contre la nature.

En effet, l’homme a pour nécessité detravailler pour subvenir à ses besoins. Il doit lutter contre la nature. Tout commence dans le jardin d’Eden : à l’origine de l’humanité, Adam et Eve (les premiers hommes) ne travaillaient pas et pouvaient jouir éternellement de cette plénitude. Mais contre l’ordre divin, Adam croqua dans le fruit défendu. Dieu sanctionna l’homme en le rendant mortel et en le contraignant à travailler. Désormais« tu travailleras à la sueur de ton front. » (Jéhovah à Adam) La Genèse. Il est donc logique que le travail soit resté dans la conscience collective occidentale une contrainte, une punition ; seul moyen pour obtenir un résultat. Pour cela il doit modifier certains aspects de la nature pour y parvenir car, d’après le mythe de Prométhée, l’homme n’a ni plumes, ni poils pour résister au froid, niailes pour se déplacer.. etc, puisque c’est son frère, Épiméthée, qui a donné aux animaux tous les dons importants. L’homme doit travailler pour gagner de l’argent afin de se nourrir, se loger, se protéger, s’habiller, ainsi le travail entraine la modification de la nature, c’est-à-dire la fabrication de vêtement, de logement, on modifie le paysage pour le cultiver. On constate un deuxième aspect...
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