Le travail n'est-il que servitude?

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  • Publié le : 24 avril 2014
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Philo « Le travail n'est-il que servitude ? »


Intro :

L’homme, par nature, est fait pour travailler. En effet, son anatomie, par exemple la forme de ses mains, lui permet les manipulations les plus minutieuses. Ainsi, l’homme travaille depuis toujours, et plus encore de nos jours, du fait de la société capitaliste dans laquelle nous vivons. Celle-ci, motivée par la recherche du profitet l’importance du capital, ne peut être assouvie que par le travail.
Dans la tradition chrétienne le travail apparaît à la fois comme une sanction et comme une possibilité de rachat. Dieu dit à Adam : « tu mangeras ton pain à la sueur de ton front ».
Si les événements actuels tels que les ferventes manifestations contre la réforme des retraites présentent le travail comme une sorte de mal, desupplice, doit-il être perçut comme tel aux yeux des hommes? Travaillent-ils purement par obligation, par contrainte? On parlerait alors de servitude dans le travail.
Pour répondre à la question, nous nous interrogerons dans un premier temps sur le travail comme servitude, puis, nous verrons que le travail fait l'humanité, la dignité de l'homme et enfin nous étudierons le travail comme liberté etnécessité.

I) Le travail comme servitude :

L’étymologie du mot travail est ici très intéressante: ce terme, du latin « tripalium », désigne un « instrument constitué de trois pieux » (qui servait à maintenir les animaux difficiles à ferrer) et plus généralement, « instrument de torture ». La servitude correspond quant à elle à l’état de quelqu’un privé d’indépendance, et donc d’unesituation de privation par une personne ou un groupe d’une liberté, d‘une relation de subordination entre la personne qui prive et la personne qui est privée de quelque chose.
Le travail est tout d'abord lié à la nature du temps. En effet, c'est une servitude par rapport à la nature. Le travail passe nécessairement par une soumission à des conditions que je n'ai pas voulues, que je n'ai pas espérées,qui ne relèvent pas de mon propre pouvoir. Tout travail dépend du temps (le travail demande du temps). Par conséquent la société cherche à optimiser ce temps de travail en inventant divers moyens.
Il y a également une servitude par rapport à la société. La notion de société désigne en premier lieu tout groupement d’individus, dépendant les uns des autres et agissant selon des schèmes communs. Leplus souvent, le terme de société désigne exclusivement les groupements humains caractérisés par leur dynamisme, leur capacité à changer, à évoluer, à se donner de nouvelles formes et de nouvelles règles, à se doter d’institutions, etc. L'homme est donc emprisonner dans la société, devant être conforme aux exigences des autres pour ne pas être exclus de celle-ci. Dans ce cas ci le travail est bienvu comme une servitude nécessaire pour être accepter dans la société. L'homme doit se restreindre à la conformité. Par exemple en étant à l'heure, en étant poli avec ses collègues et autres personnes de la société, etc.
Puis il y a servitude par rapport à soi-même. Le travail étant synonyme d'effort il peut apparaître sous la forme d’aliénation de servitude. En effet, pour optimiser le temps detravail et la productivité, se met en place la division du travail. Des économistes, tels qu'Adam Smith au XVIII° siècle, considèrent que le nombre d'ouvriers et la division technique du travail sont les deux facteurs de production fondamentaux à la base de la richesse national. Le travail collectif va donc être produit plus rapidement, mais l'homme fait un travail répétitif, abrutissant et sansintérêt pour lui. Le sociologue Gorges Friedman a appelé cela « le travail en miette ». Selon Marx, le travail est aliéné à cause du système capitaliste, c'est-à-dire, fondé sur la propriété privée des moyens de production. L'aliénation désigne des situations concrètes où l'homme est dépossédé de lui-même. Il y a deux types d'aliénation : poétique et économique. Ici, nous nous intéressons plus à...
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