Le vallon

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  • Publié le : 7 mai 2011
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Alphonse de Lamartine est un célèbre auteur et poète français du 18ème siècle. Il se rattache très vite au mouvement romantique. En effet ses poésie lyrique montre une idéalisation de la nature. On désigne par lyrisme les sentiments et l’expression du moi. Ce registre fait appel à la subjectivité, et va installer une relation de confiance entre le poète et son lecteur qui va pouvoir ainsi seconfier à lui, autant dans ses instants de joie, que de tristesse. Son recueil de poèmes « Méditations poétiques » paru en 1820 marque le début de la poésie romantique dans la littérature française mais aussi les débuts de Lamartine dans la poésie. Ce recueil regroupe de nombreux poèmes tels que « Le Lac, l’Isolement, le Soir, le Golfe de Baïa et l’Automne » et bien d’autres. Parmi eux se trouve LeVallon, qui apparaît comme une écriture poétique traditionnelle mais qui dans le fond inscrit une certaine évolution. Lamartine va être l’un des premiers poètes à faire de l’écriture un moyen de parler de soi et de ses sentiments. L’écriture poétique devient alors autobiographique.
En quoi le poème du Vallon peut-il être considéré comme une poésie lyrique ?

Nous allons tout d’abord analyserle Vallon, une élégie romantique puis dans un second temps étudier la nature au sein du lyrisme.

En premier lieu, le Vallon, est un poème au ton mélancolique qui a pour thème l’évocation de la mort. Ce poème à la structure poétique traditionnelle, est disposé en 16 quatrains avec des rimes embrassés, on peut citer « D’ici je vois la vie, à travers un nuage, S’évanouir pour moi dans l’ombre dupassé, L’amour seul est resté, comme une grande image, Survit seule à un réveil dans un songe effacé ». Le vocabulaire employé s’inscrit aussi dans le traditionnel de l’Antiquité, on note vers 16 « Léthé », vers 55 « Pythagore » dont l’originalité du poème repose ailleurs.
De plus on peut se rapporter aux indices de l’énonciation du texte, on note une écriture à la 1ère personne du singulier «d’ici je vois la vie », « mon âme » qui dégage une écriture subjective et permet ainsi de donner la sensation que l’auteur se confie au lecteur. On trouve aussi la présence d’un destinataire, on peut relever « détache ton amour des faux biens que tu perds », vers 54, « prête avec lui l’oreille aux célestes concertes » au vers 56, qui s’ajoute aux propos que tient le poète destinés à son âme, apportantune connotation et une allure religieuse au poème. On peut citer vers 37 « repose-toi mon âme, en ce dernier asile ». Ainsi l’auteur peut adresser ses paroles à plusieurs individus. Par la suite, on peut remarquer que dès lors où le poète entame la comparaison « ainsi qu’un voyageur qui, le cœur plein d’espoir » vers 38, l’auteur qui s’adressait jusque là à un seul individu « repose-toi » au vers37, va généraliser et agrandir son cercle de destinataire en passant à la 1ère personne du pluriel « comme lui, respirons au bout de la carrière ce calme avant-coureur de l’éternelle paix » vers 43 et 44. Ainsi le poète s’incluse dans ses dires mais va en plus inciter le lecteur à le suivre dans cette méditation poétique. C’est donc ici, à travers ces procédés que se trouve la progression dupoème. L’auteur est passé de l’emploi de la 1ère personne du singulier à un NOUS universel.
Le lyrisme est d’autant plus marqué par le « je » romantique qui veut atteindre le plus intime de l’être et de ses sentiments, au moins quelques chose d’apparenté à ce qu’il ressent lui-même. Lamartine s’identifie à ce poète, qui cherche à exprimer un sentiment de mélancolie et de solitude, on relève aux vers47-78 « l’amitié te trahit, la pitié t’abandonne, Et, seul tu descends le sentier des tombeaux » qui se traduit par une volonté d’inclure le lecteur dans sa vision et de l’entraîner dans ses pensées.
Le lyrisme est omniprésent à travers l’évocation de la mort, et la fuite du temps qui sont tous deux présents tout au long du texte, on les retrouve dans les phrases « d’ici je vois la vie, à...
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