Le vaudeville

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  • Publié le : 24 mars 2011
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Le vaudeville tire son origine et son nom des chansons normandes qui avaient cours, depuis plusieurs siècles, dans le Val-de-Vire, et que le poète foulon, Olivier Basselin, avait ramenées à deschansons à boire, restées le type du genre. Avec le temps, les Vaux-de-Vire devinrent des vaudevilles, ou chansons qui courent par la Ville, dont l’air est facile à chanter, et dont les paroles sont faitesordinairement sur quelque aventure, sur quelque évènement du jour1. Sous cette forme, le vaudeville dura jusqu’à la fin du xviiie siècle, époque à laquelle il se fondit dans le courant de la chansonfrançaise. Une autre explication donne le mot vaudeville apparaissant vers les années 1500 dans les titres de recueils de chansons, il désigne une chanson, vaul de ville, voix de ville.
Le vaudevilledésignant une chanson satirique de circonstances, se chantant sur un air facile qui aidait à sa popularité. C’est en ce sens que Boileau le rattache à la satire, comme un genre éminemment français.D’un trait de ce poème en bons mots si fertile,
Le Français, né malin, forma le vaudeville :
Agréable indiscret, qui, conduit par le chant,
Passe de bouche en bouche et s’accroît en marchant.
Levaudeville n’est donc, au xviie siècle, qu’une façon de chansonner les gens et les choses qui donnent prise à la malignité contemporaine. Malgré le tour bachique que leur a donné Olivier Basselin, lesvaux de vire ou vaudevilles reprirent bientôt le caractère de malice railleuse que leur assigne Boileau, car, au xvie siècle, Vauquelin de La Fresnaye dit également, en leur conservant leur nomd’origine, dans son Art poétique, des vaux de vire :
Les vaux de vire
Qui, sentant le bon temps, nous font encore rire.
Une certaine science de rythme donnait parfois à ces poésies gaies et malignes lemouvement d’une ronde. La chanson sur le Siège de Vire, de Basselin en donne un bon échantillon. C’est également comme « monuments de plaisanterie et de malignité » que Voltaire mentionne, dans le...
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