Le vieillard et les trois jeunes hommes

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  • Publié le : 22 avril 2011
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« Le Vieillard et les trois jeunes hommes » (XI, 8), Jean de la Fontaine.
Pour préparer l’oral.

Compétences demandées (savoir et savoir-faire).
Connaître les caractéristiques de la fable (ou apologue).
Connaître la biographie de l’auteur.
Avoir quelques notions de versification et de prosodie.
Pouvoir parler du stoïcisme et de l’épicurisme
Tradition antique de l’inscription funéraireSavoir ce qu’est une épitaphe.
Du grec epi « sur » et taphos « tombe ». Inscription funéraire.
Genre littéraire en vers dans l’Antiquité à visée didactique qui insiste sur la fragilité de la vie ou qui chante l’éloge du mort
L’épitaphe se présentait sous forme de dialogue avec le passant qui était apostrophé : « Arrête, voyageur et lis… » et pouvait s’apparenter à un memento moriL’épitaphe reprend ici aussi une tradition satirique qui transforme l’épitaphe en épigramme et raille le mort ; exemple d’épitaphe concernant Robespierre : « Passant ne pleure pas ma mort/ Si je vivais tu serais mort. »
Voir l’intérêt du titre.
Mise en relief d’un déséquilibre par rapport à l’âge et au nombre ; le lecteur ne peut qu’être surpris par le déroulement du récit.

Importance du thèmede la mort, de la fragilité de la vie et du destin dans les fables étudiées et dans les fables en général (penser à l’Ecclesiaste « vanitas vanitatum et omnia vanitas » aux Vanités[1] en peinture).
Cette fable est un memento mori
Reconnaître le discours indirect libre.
Sources : Abstemius, fabuliste du XVème siècle, a traduit des fables d’Esope et en a écrit d’autres ; titre de sonrecueil Hecatomythium
Savoir la définition d’une maxime (cf ;document sur le « discours moral au XVIIème)

Pistes de lecture possibles
Un récit philosophique.
Un vieillard à la parole prophétique.
Une joute verbale.
Une leçon de sagesse.
La satire de la jeunesse.
Une mort annoncée
Rien de trop.

Introduction
Présentation générale des Fables
Présentation du livre XI : comprend neuffables ; en vieillissant, La Fontaine a tiré de son épicurisme la sagesse la plus haute. L’approche de la mort inspire à l’auteur une fable empreinte d’humanisme et une réflexion métaphysique donnant à voir à travers le personnage du vieillard un art de mourir généreux et désintéressé.
Réflexion sur le titre : il met en relief une fois encore un rapport de forces déséquilibré et l’affrontement suggéré semble devoir se faire au détriment du plus fragile
L’horizon d’attente du lecteur va être donc pris à revers  et ainsi la leçon être plus profitable (?)
problématique: comment le fabuliste nous invite à réfléchir sur la fragilité de la vie dans une véritable saynète

Axes
Une joute verbale
une fable philosophique
Quelle que soit la piste abordée, il vousfaudra :
Etudier la composition de la fable.
V. 1. Ouverture : octosyllabe qui présente une action simple et tranquille.
Ponctuation forte (point à la fin du vers) : installe le lecteur dans un univers serein.
V. 2. Réaction brutale sous forme d’alexandrin.
Le discours des jeunes gens est provoqué par un spectacle qu’ils jugent incongru (v. 1).
V. 3. Le narrateur prendimplicitement parti en faveur du vieillard : « jouvenceaux ».
V. 4. Discours indirect libre.
V. 5-12 : longue tirade des « jouvenceaux » (8 vers).
V. 13-27 : plus longue tirade du vieillard (15 vers).
V. 13. Vivacité d’esprit du vieillard : répétition quasiment littérale de leur dernière phrase, avec négation  sens de la répartie.
V. 14. Pause à l’hémistiche, qui augmentel’intensité de sa parole.
V. 26-27. Il conclut par deux octosyllabes qui reprennent le même rythme sec et rapide du début de son discours (v. 12-13) et font aussi écho au premier vers, octosyllabe décrivant son action (« un octogénaire plantait »).
V. 28-34 : récit de la mort des trois jeunes hommes.
V. 35-36 : révélation finale (la fable est une épitaphe).

Etudier les...
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