* Le worcestershire road *

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  • Publié le : 20 novembre 2011
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C'est au cours de son séjour de vacance en Egypte, à l'aube du septième matin, que Watson, notre fin limier, décida de quitter sa spacieuse chambre de l'hôtel Excelsior pour en avoir le coeur net avec ces histoires de pharaons. Ces princes d'Egypte l'avaient intrigué depuis sa plus tendre enfance, ce qui n'est pas peu dire car après avoir lu tous les Tintin, Garfield et Astérix, il revenaitinexorablement à ces grands fanfarons qui le fascinaient au plus haut point. Même Boule et Bill n'avaient pas cet effet sur lui.

En ce matin de juillet, c'est l'occasion idéale se dit-il de faire un peu de lèche vitrine dans les grottes d'Aménofis. Partagé entre le désir de rester blotti dans les bras de sa douce, et son légendaire instinct de fureteur, il décida d'aller investiguer les grottes dutombeau de Toutankamon en attendant le réveil de sa plantureuse Claudia. Il se souvenait que lors de la préparation de son voyage, l'agente de voyage lui avait parlé de la mystérieuse porte secrète située sous la queue du sphynx et d'ailleurs son confrère Sherlock en était resté bouche-bée puisqu'il ignorait totalement que le sphynx eût une queue.

Avide de faire sa petite enquête et n'écoutantque son courage, il jeta un dernier regard langoureux sur sa gracieuse Claudia étendue dans le lit à baldaquin drapée dans ses draps de satin grenât qui lui allaient à ravir. Guidé par son flair, il se glissa silencieusement dans le spacieux corridor de l'hôtel cinq étoiles.

Les rues étaient désertes et la journée s'annonçait plutôt torride mais quand même pas aussi torride que la nuit qu'ilvenait de passer avec son époustouflante Claudia, mais bon, passons puisque ce n'est pas le sujet. Perdu dans ses pensées il traversa la place du marché et ne suivant que son instinct, arriva dans une petite rue qui menait directement entre les deux pattes du sphynx. Intrigué, il contourna le rocailleux félin pour vérifier s'il avait bien une porte d'entrée sous l'embouchure. Pour un oeil averti,il n'y avait pas de doute, le sphynx avait effectivement une queue entourée de bosquets verdoyants qui dissimulaient une entrée menant au coeur du bel animal.

Après une heure de tâtonnement dans l'obscurité de la grotte, c'est à travers les stalagtites et les stalagmites qu'il découvrit, à sa grande stupéfaction, un tombeau ouvert! Fait encore plus troublant, il était sur roulettes!! Excité auplus haut point, il roula à tombeau ouvert jusqu'à l'extérieur pour évaluer sa découverte et commença la fouille minutieuse. Surpris, il songea qu'il aurait une énigme de taille à résoudre et qu'il aurait sans aucun doute besoin de l'aide de son ami Sherlock. On devinait un sourire sous sa mine ébahie. C'est Sherlock qui va être surpris, songea-t-il. Il voyait d'ici le flegmatique Sherlockcomplètement décontenancé devant cette inimaginable affaire à résoudre.

Loin de s'imaginer que ses quelques jours de vacance prendraient une telle tournure, il décida, sans plus attendre, de rentrer à Londres pour faire part à son collègue de cette mystérieuse découverte.

De retour à Londres, retrouvons donc nos deux héros installés au salon de la maison de Sherlock dans le quartier deWorcestershire, sirotant un bon thé et discutant de choses et d'autres comme ils savent si bien le faire.

Sherlock: Une âme cent pour cent végétale cher ami et qui plus est, poly-insaturée et non-hydrogénée.

Watson: Ah! fit-il d'un air songeur.

Sherlock: j'ai assisté à des conférences avec, entre autres, le grand pédologue Santerre Sapousse.

Watson: Ah ! fit-il d'un air intrigué.

Sherlock:Saviez-vous, cher ami, que je possède présentement un spécimen rare dans mon sauna-taurium ?

Watson: Ah! fit-il d'un air interrogateur.

Sherlock: En effet, imaginez-vous donc qu'il m'a affirmé avec preuve à l'appuie que mon phylodendron secundis serait la réincarnation de ma première femme Hortensia.

Watson: Ah! fit-il encore d'un air douteux.

Sherlock: Voulez-vous cesser de changer...
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