Lecture analytique de « semper eadem » de baudelaire

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  • Publié le : 6 décembre 2009
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Lecture analytique de « SEMPER EADEM » de BAUDELAIRE

Introduction

Sonnet inclus dans la section « spleen et idéal » des Fleurs du mal, « Semper eadem » développe le thème du spleen, ce mal devivre sans cause qui ronge Baudelaire par intermittence. Ce sonnet est original car il se fonde sur un jeu de question/réponse qui permet au poète de s’expliquer, dans un mouvement d’humeur d’unegrande vivacité. Dans cette lecture analytique, nous allons mettre en valeur la description du spleen qui atteint le poète puis nous nous focaliserons sur l’originalité de la forme dialoguée.

Premieraxe : la description du spleen

C’est sous la forme d’une comparaison frappante que le spleen est évoqué au début du poème. Il est associé à la mer qui envahit les rochers. C’est l’image d’unengloutissement radical comme le montre la série des 8 termes monosyllabiques du V.2. Ils amplifient, par un rythme haché, la violence de ce sentiment. Dans ce même vers, nous nous apercevons également dedeux allitérations, l’une en m (« montant comme la mer »), l’autre en r (« mer sur le roc noir ») qui concrétisent un danger.
Puis une formule très courte frappe le lecteur : vivre est un mal. Cettedéfinition du spleen est mise en valeur par l’irrégularité de l’alexandrin (4+8 au lieu de 6+6) et par la forte césure. Cette définition est une généralité et Baudelaire a besoin de la compléter par unoxymore (« un secret de tous connu ») : il souhaite dire que le spleen est un malaise que chacun peut connaître mais que l’on cache, dont on peut avoir honte (réflexe humain de tous les dépressifs). Ilva répéter la même idée 3 fois (de tous connu / non mystérieuse / éclatante pour tous) pour la faire comprendre à son interlocutrice mais aussi à chaque lecteur (présent dans l’indéfini « tous »répété deux fois). Les deux hémistiches du vers 5 développe l’évidence de ce mal. Pour insister sur la souffrance, Baudelaire va utiliser en fin de vers un terme qui comporte une diérèse (mystérieuse)...
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