Lecture analytique le discours de l'avocat genereal

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  • Publié le : 2 décembre 2011
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LECTURE ANALYTIQUE : le discours de l’avocat général, Deuxième partie,chapitre IV, L’Etranger de Albert Camus ( 1942), de « il disait qu’il s’était penché » à « monstrueux ».
INTRO :
Deuxième et troisième étapes essentiellement.
• Albert Camus représentant illustre du courant littéraire et philosophique, l’absurde, mais également connu pour ses prises de position contre la peine de mort :Réflexion sur la peine capitale en collaboration avec Arthur Koestler et Réflexion sur la guillotine (1957) : voir extrait en ouverture de la conclusion.Thème repris également dans La Peste.

• Extrait de son plus célèbre roman L’Etranger. Meursault, narrateur et pers. principal, a tué un Algérien. Dans la seconde partie du roman, il est jugé pour ce meurtre. Le passage correspond précisément à lanarration par Meursault du réquisitoire de l’avocat général qui demandera la tête de l’accusé à la fin de son argumentation.

• Nous verrons en quoi Camus se livre à une satire implicite de la justice dans ce passage.

• Annonce du plan : Tout d’abord, nous montrerons en quoi ce réquisitoire est reproduit par Meursault, « l’étranger ».Dans un deuxième temps, nous verrons en quoi ceréquisitoire exprime le pouvoir de la justice. Enfin, nous étudierons comment la confrontation de valeurs qui s’exprime dans ce texte narratif fait apparaître Meursault comme une victime aux yeux de son créateur.

I .Le récit de « l’étranger » :
Meursault est le narrateur ds ce roman écrit entièrement en focalisation interne à la première personne du singulier : « il disait qu’à la vérité, je n’enavais point » ou « C’est alors qu’il a parlé de mon attitude envers maman ». On retrouve dans ce passage les caractéristiques de ce personnage déroutant, qui apparaît souvent comme un anti-héros.
A)Un calme étonnant …
Compte-tenu du contexte –il est jugé pour un assassinat-on pourrait s’attendre à une tonalité lyrique ou polémique.
• Or, à aucun moment le narrateur ne fait part de sessentiments ou ses pensées : de façon générale, ses interventions sont inférieures à celle du procureur général dont il reproduit la majorité du réquisitoire au style direct.
• Quand il intervient dans le récit, il se contente d’employer des verbes de parole pour signaler qu’il rapporte les propos du procureur : « il disait » répété 2 fois au début de l’extrait, « ajoutait-il », « il a parlé » « il arépété », « il parlait », « il a repris », « a-t-il ajouté ».Finalement, le pronom « je » correspondant à Meursault n’est utilisé que 2 fois : « je n’en avais point » et « je n’ai plus senti … ». Ce sont les pronoms « il » et « je » désignant le procureur qui envahit le passage comme si Meursault s’effaçait complètement et se contentait de reproduire objectivement-du moins apparemment-les proposde celui qui le juge sans réaction particulière.
• Dès le début du roman qui commence brutalement avec la mort de sa mère, Meursault nous a habitués à être avares de sentiments. Là encore, dans une situation extrême, où le commun des mortels aurait exprimé peur, douleur et révolte, Meursault affiche une indifférence déconcertante. N’oublions pas le leitmotiv qui scande le roman : « cela n’a pasd’importance ».C’est d’ailleurs essentiellement pour cette raison que l’on peut assimiler Meursault à un anti-héros.
b) …chez un homme dont peut déceler d’autres caractéristiques récurrentes :
• Des traces de sensibilité : chez cet homme indifférent, on remarquera qu’il désigne invariablement sa mère par le diminutif affectif « maman », qui nous plonge soudainement dans son intimité et quiappartient au vocabulaire enfantin,
• On retrouve un récit ancré dans la situation d’énonciation dans lequel domine l’emploi du passé composé : « a répété » ; « a parlé » ; « a-t-il ajouté », etc. Cet emploi est caractéristique d’un homme pour lequel seul le présent existe ce qui a pour conséquence une très forte importance accordée aux sens et au corps.
• On le voit à travers la proposition :...
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