Lecture analytique le pouvoir des fables

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  • Publié le : 10 octobre 2010
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Lecture analytique
Le pouvoir des fables

Nous allons étudier un texte de La Fontaine, auteur du XVIIème siècle, et plus particulièrement fabuliste. Il débute l’écriture de ses fables afin d’instruire le dauphin de France alors âgé de seulement six ans. Le livre VIII délaisse d'avantage les animaux, pour mettre en scène l'Homme. Dans Le pouvoir des fables, l‘auteur nous décrit un orateurcherchant à se faire écouter par tous les moyens, et y parvenant finalement à l'aide d'une fable. D'où l'originalité de ce texte qui intègre en quelque sorte deux fables. La Fontaine nous dévoile donc le pouvoir de ces fables même si un seul est explicité dans la morale.
Il en profite pour dénoncer la race humaine qu’il trouve “puéril”…
Dans cette fable, nous nous intéresserons à la manière qu’aLa Fontaine de créer un schéma narratif convaincant, puis nous verrons de quelle façon l’auteur met en place sa morale à la fois explicite qu’implicite.

Tout d’abord l’auteur met en place son schéma narratif, il commence par nous expliquer le rôle du personnage principal : “un Orateur”.
Il débute par nous indiquer le cadre spatio-temporel de l’histoire dès le premier vers : “Dans Athène” et“autrefois” qui nous montre que l‘action s’est déjà déroulé mais l’on ne sait pas quand précisément (cela lui donne une valeur intemporelle) cette exposition nous donne dès le départ un effet de rapidité puis nous pouvons relever aux vers 3 et 4 “d’un art tyrannique, Voulant forcer les cœurs dans une république,” un oxymore entre les termes “forcer” et “république” ces deux vers nous montre lapremière erreur de l’orateur. Ensuite le vers suivant, nous expose ce personnage cherchant tout d’abord à s’imposer avant de convaincre, à l’aide du groupe verbal “Il parla fortement” doté du verbe conjugué au passé simple et d’un adverbe qui accentue l’action de parler. Nous pouvons donc en déduire le résultat de sa volonté de s’imposer : “On ne l’écoutait pas”, la négation est très importante car ellenous montre la mésentente entre lui et l’assemblée donc sa deuxième erreur. Puis nous pouvons relever que l’orateur décide de changer la manière dont il s’exprime “l’Orateur recourut A ces figures violentes”
Par la suite, nous pouvons connaitre alors la réaction de l’assemblée face à ses nouvelles paroles avec lesquelles “il fit parler les morts, tonna, dit ce qu’il put” (gradation ternaire), sesinterlocuteurs restent sur leurs avis : “le vent emporta tout, personne ne s’émut” (alexandrin binaire marqué d’une négation qui nous montre l’inutilité de ses efforts)
Le vers suivant est encore moins au service de cet orateur souhaitant aidé sa patrie, le peuple est désigné comme “l’animal aux têtes frivoles” et qui dessiné comme ceci ne désire pas écouter les paroles de celui-ci (“ne daignaitl’écouter”/“Tous regardaient ailleurs”/“point à ces paroles”) personne ne prête d’importance à l’orateur.
Alors que celui-ci enchaine les erreurs, il décide de changer de système pour convaincre cette assemblée qui semble lui apporté aucune considération. On peut voir la transition avec l’interrogation rhétorique “Que fit le harangueur” (à ce moment-là, le récit est comme suspendu). Il commenceà conter une histoire à l’assemblée pour cela il fait appelle à une déesse romaine qu’il fait parler à travers lui : “Cérès, commença-t-il, faisait voyage un jour … Le traversa aussitôt” immédiatement l’assemblée absorbe ces paroles et réagit “L’assemblée à l’instant Cria tout d’une voix : Et Cérès que fit-elle ?” puis à cette question générale l’orateur ayant compris qu’il avait réussi à capterl’attention des citoyens ; il laisse sa colère sortir (cf. “un prompt courroux”) à la suite de ceci, l’auteur donne implicitement au lecteur et à l’assemblée une première morale qui se situe du vers 23 à 27.
Du vers 28 à 32, nous pouvons observer que l’assemblé ayant pris conscience des paroles de l’orateur a été convaincu par celui-ci et l’écoute : “se donne entière à l’Orateur” de plus la...
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