Lecture analytique, le renard et le bouc, la fontaine

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  • Publié le : 27 juin 2010
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ÉTUDE ANALYTIQUE

INTRODUCTION

Les fables sont des apologues c’est-à-dire des récits courts, divertissants, qui se concluent par une morale générale qu’ils illustrent.

Jean de La Fontaine est le fabuliste le plus connu en France.
Dans la seconde moitié du XVII siècle, il publie plusieurs recueils de fables qui connaîtront un vif succès.
D’après lui, la fable est unmoyen d’instruire tout en plaisant, ce qui en fait une œuvre fidèle à l’idéal classique.

Cette fable est la fable V du livre III. Elle illustre la nécessité de bien examiner les conséquences avant de se lancer dans une aventure.

I- UN SCHÉMA NARRATIF RIGOUREUX

A- Rigueur de la structure narrative :

- Un schéma narratif simple :
On retrouve un plan narratif classique et trèscomplet :

..Vers 1 à 4 :
Premier quatrain = situation initiale
Emploi de l’imparfait et du plus-que-parfait qui sont les temps de la durée.

..Vers 5 :
C’est l’élément perturbateur : après le quatrain de mise en situation initiale, le récit est lancé.
L’emploi du passé simple accélère le temps d’autant qu’il s’ajoute à un verbe d’obligation qui impose l’absenced’alternatives.

..Vers 6 à 23 :
Péripéties pendant lesquelles le renard sera le manipulateur et aura toujours l’initiative.

..Vers 24 à 30 :
Dénouement : c’est le « sermon » du renard qui explicite déjà la morale.

..Vers 31 :
Morale très brève.

- De plus, au sein même des péripéties, on retrouve des étapes bien définies :..Vers 6 à 8 :
communauté d’intérêts dans la soif, marquée par des références
collectives : vers 5 (les), vers 7 (tous deux), vers 8 (nous).

..Vers 9
résumé saisissant de la situation..Vers 10 à 16 :
rupture = séparation d’intérêt, le bouc est manipulé par le renard.

..Vers 17 à 20 :
réplique du bouc qui rend compte de sa sottise et de sa crédulité.

..Vers 21 à 23 :
ledénouement approche, le présent de narration annonce le coup de
théâtre.
La Fontaine nous rend complice de la farce en nous interpellant au vers 22
« vous ».

B- La concision du récit :

Le récit est bref, avec une description minimaliste, notamment dans la situation initiale : vers 2, portrait bref etmoqueur du bouc
vers 4, « maître en fait de tromperie » qui va droit à l’essentiel

Dès le début et en permanence, le renard est mis en situation de supériorité : il est le manipulateur et a toujours l’initiative (il est toujours sujet dans ses interventions : d’abord ‘nous’ jusqu’au vers 8 puis ‘je’).

II- DES ANIMAUX PERSONNIFIÉS

A- La supériorité du renard :lucidité, ironie et cruauté

- dès le début : vers 1 (capitaine) et vers 2 (maître)
ces titres honorifiques mettent le renard en supériorité.

- la seule qualification du vers 4 « maître en fait de tromperie » traduit la fourberie légendaire de l’animal et justifie le choix du renard.

- l’emploi des verbes d’obligation évite les atermoiements etconfirme
la supériorité.

- les vers 9 à 13 : .. l’impératif et les verbes d’obligation indiquent que
sans attendre de réponse, la solution claire, pratique, méthodique et
autoritaire du renard, lucide, s’impose et ne laisse pas place à la
discussion.
.. l’opposition entre je (le renard) qui fait...
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