Lecture analytique scène 6 l'ile des esclaves

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  • Publié le: 19 mai 2013
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CORRIGE DE LA LECTURE ANALYTIQUE SUIVIE, PAR SEQUENCES, DE LA SCENE 6.

De la page 40 L23 Cléanthis: "je suis d'avis d'une chose" à la page 42 L 85 Cléanthis: " Oh! Vous riez, vous gâtez tout

INTRODUCTION.

Présenter auteur, oeuvre. (voir lectures analytiques précédentes).
Une phrase pour résumer la pièce.
Situation : dans la première partie de la pièce, Trivelin, chef de l’île, estprésent et mène le jeu, contrôle la première phase du « cours d’humanité » : subissant l’épreuve des portraits, Euphrosine, puis Iphicrate, ont avoué leurs défauts. Ici, Trivelin s’est retiré : c’est la première scène où les valets mènent le jeu.
Thème : Ils décident, en présence d’Iphicrate et d’Euphrosine, de jouer aux maîtres : ils les parodient (parodie = imitation moqueuse) dans une scènegalante.
Problématique : comment cette scène s’inscrit-elle dans le cours d’humanité, c’est à dire en quoi peut-elle corriger les maîtres ( et le public). En quoi cette leçon reste-t-elle dans le registre comique ?
Méthode : nous allons étudier cet extrait, assez long, en lecture méthodique suivie . LECTURE ORALE.
Composition : cet extrait comporte deux parties : d’abord, les valets mettent enplace le jeu et imposent leurs règles ( jusque Arlequin : « Remarquez- vous, Madame, la clarté du jour ? » L 50). Puis les valets parodient les maîtres en les ridiculisant.

PREMIERE PARTIE DE LA SCENE ( jusque ligne 50) les valets imposent leurs règles. Nous allons préciser le rôle respectif de chaque valet, et la réaction des maîtres

D'abord on remarque que ,dans toute cette séquence ,Cléanthisa le rôle dominant : elle impose les règles et la mise en scène. Ainsi, elle vouvoie Arlequin, adoptant le code de langage des maîtres. Dans sa deuxième réplique, on trouve des impératifs au début (« tenez, tenez, promenons-nous ») et à la fin ( allons, procédons) : elle donne les consignes., elle pousse Arlequin à outrer le comportement des maîtres : « n’épargnez ni compliments, ni révérences ».Elle oriente aussi le contenu de la conversation, et on voit qu’elle a bien observé les défauts des maîtres : pour leur ressembler, il faut être oisif (« assis, jouir, notre état, goûter), superficiel, jouer sur l’apparence, jouer un rôle : « prendre l’air assis », « révérences » «  compliments » : tout évoque une conversation superficielle, artificielle, codifiée par des règles galantesdérisoires « discours galants » : il s’agit de séduire non par ce qu ‘on est mais par ce qu’on dit «  vous ferez adroitement tomber l’entretien sur le penchant ... » ( d’où le champ lexical de la galanterie ( citer).Dans sa troisième réplique, c’est elle qui choisit de faire rester Iphicrate et Euphrosine et de leur imposer le spectacle de leurs ridicules.

Puis, on peut étudier la fonction d'Arlequin. Certes, Arlequin entre dans le jeu : il adopte le vouvoiement. Il donne des ordres à son ancien maître ( mais sans le tutoyer !) » vite, des sièges pour moi... ». Il sait faire taire Iphicrate en lui rappelant les lois de l’île : « la République le veut ». Il insiste lui aussi sur le rôle de l’apparence et l’excès dans l’attitude des maîtres ( d’où la répétition de « n’épargnez point ») (mines=manières, minauderies). Mais son but n’est pas tout à fait le même.Cléanthis semble prendre plaisir à s’identifier à sa maîtresse tandis qu’ Arlequin voit surtout le plaisir de se moquer «  quand ce ne serait que pour nous moquer de nos patrons » . Il permet à la scène de demeurer comique, en lui apportant sa bonne humeur et sa légèreté.

Voyons enfin les réactions d’Euphrosine et d’Iphicrate.Pourquoi Marivaux choisit-il de les faire rester ?Cette scène est une leçon pour eux, elle fait partie du cours d’humanité. Au début, on voit qu’Iphicrate garde toujours son orgueil de maître et son caractère emporté : quand Arlequin lui donne un ordre , il répond sur un ton outré , comme l’indique l’exclamation: «  Peux-tu m’employer à cela !». Et la pièce nenous dit pas s’il obéit car...
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