Lecture analytique scene 9 acte ii le jeu de l’amour et du hasard, marivaux

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  • Publié le : 4 mai 2011
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LECTURE ANALYTIQUE
LE JEU DE L’AMOUR ET DU HASARD, MARIVAUX
ACTE II, SCENE 9

INTRODUCTION : Marivaux est un grand auteur du XVIIIème siècle, il écrit surtout des pièces de théâtre comme l’île des esclaves en 1725, la surprise de l’amour parut en mai 1722 et qui connu un énorme succès ou encore la pièce dont nous allons faire à présent l’étude le jeu de l’amour et du hasard parut en 1730 auThéâtre-Italien. Toute les comédies de Marivaux ont pour intrigue, une séduction, l’amour se retrouve alors constamment au premier plan de ses œuvres. Beaumarchais est lui aussi un auteur du XVIIIème siècle qui se consacra d’avantage à l’écriture de pièce de théâtre notamment Le mariage de Figaro, il fait lui aussi des réflexions sur le thème de l’amour, du mariage et les conditions sociales.
Dansson œuvre Marivaux par le jeu du travestissement de ses personnages et par l’intrigue opposera le thème du mariage et de l’amour à celui des conditions sociales du XVIIIe siècle. Nous verrons ainsi qu’ici les obstacles à l’amour ne sont ni l’argent ni le choix d’un père autoritaire mais bien le malaise d’épouser ou de ressentir des sentiments pour une personne appartenant a une classe inférieurà la sienne.
Nous allons voir dans ce passage que les deux personnages se trouve dans une situation complexe, en effet Silvia est dans une situation d’enfermement car sa raison la pousse à lutter contre les sentiments qu’elle éprouve a l’égard de Dorante, quant à lui il ne supporte plus le poids de son mensonge et fait dans cette scène une déclaration d’amour a sa bien aimée.
Mais comment voit-onque cette scène annonce un dénouement proche ? C’est à cette question que nous allons tenter de répondre premièrement en analysant je jeu du mensonge et de la vérité qu’il existe entre les deux personnages et dans une seconde partie nous verrons pourquoi les cœurs des deux amants sont en harmonie.

1/ Le jeu mensonge/ vérité
a) Une situation complexe :

Tous d’abord on peu remarquer danscette scène que Silvia ment, à elle-même et par la même occasion à Dorante alors que lui montre a la jeune femme sa volonté d’en finir avec ce mensonge, il veut savoir si elle l’aime et il lui laisse un maximum d’indices concernant sa véritable identité. Ainsi Dorante précipite le dénouement, notons les nombreuses expressions faisant référence a l’aveu, ligne 347 « pour moi il faut que je parle »,ligne 295 « le peu de temps qu’il nous reste » notons également les nombreuses fois ou il lui dira « adieu », la première fois ligne 343. Avec cette aveu le jeune homme montre sa volonté d’en savoir plus sur Silvia mais aussi il espère qu’elle lui avouera ses sentiments « Et que pourrais-je espérer en tâchant de me faire aimer ? Hélas ! Quand même j’aurais ton cœur… » Ligne 360 ou encore ligne 365«  Il est donc bien vrai que tu me hais ni ne m’aimes ni ne m’aimeras ? », La réponse de Silvia reste sans appel, elle pourrait lui avouer ce qu’elle ressent pour lui mais elle reste dans l’optique du jeu et répond ligne 366 «  sans difficulté » et ligne 372 « Oh, je te l’ai assez dit, tâche de me croire ».

b) Dorante, un personnage perdu

Dorante ne tente pas seulement d’avouer sa véritableidentité à Silvia il lui fait surtout une véritable déclaration d’amour, dominé par les antiphrases notamment ligne 370 « Eh bien, chère Lisette, dis-le moi cent fois, que tu ne m’aimeras point. ». Pour achever sa déclaration d’amour il se mettra aux genoux de sa bien aimée « J’agis de bonne foi, donne-moi du secours contre moi-même, il m’est nécessaire, je te le demande à genoux ». Marivaux icimontre a quel point son personnage souffre d’amour par ce geste fort, un maitre à genoux devant une servante, alors que sa devrait être le contraire… Notons que Mr Orgon et Mario sont spectateurs au moment ou Dorante se jette aux genoux de Silvia, et qu’ils « ne disent mot ». Marivaux aura aussi recours à de nombreux impératifs, surtout dans les dernières lignes pour caractériser cette douleur...
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