Leibniz monadologie

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 37 (9231 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 25 novembre 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Gottfried Wilhelm Leibniz

La Monadologie
(1840 posthume)
Source : Les classiques de sciences sociales
PhiloSophie © janvier 2011

Table des matières Avant-propos par Daniel Banda ............................................... 3 Notice sur la monadologie (historique et analyse) ................... 5 La monadologie........................................................................ 11À propos de cette édition électronique ................................... 31

Avant-propos par Daniel Banda1
La Monadologie, écrite en français par Leibniz en 1714, est publiée après sa mort dans une traduction en allemand par Kœhler (1721). L’original (en français) est publié par Erdmann en 1840. En 1881, Émile Boutroux publie La Monadologie d’après les trois manuscrits (C. Delagrave,1881,231 pages). L’œuvre de Leibniz est accompagnée d’une « Vie de Leibnitz », d’une « Philosophie de Leibnitz », d’une « Notice sur la Monadologie » et d’« éclaircissements » d’E. Boutroux. Elle est suivie d’extraits d’œuvres de Leibniz ainsi que d’une « Note sur les principes de la mécanique dans Descartes et dans Leibnitz » par Henri Poincaré. Nous reproduisons ici La Monadologie (pages 141 à 192 del’édition d’E. Boutroux), précédée de la « Notice sur la Monadologie » (pages 135 à 140), et sans les notes (« éclaircissements ») de Boutroux. Nous avons saisi et scanné ces pages à partir de l’édition encore publiée par la Librairie Delagrave, Paris, en 1978 : La Monadologie, édition annotée, et précédée d’une exposition du système de Leibnitz par Émile Boutroux. Nous avons eu le souci dereproduire exactement le texte de l’édition Delagrave, à l’image du respect d’E. Boutroux pour les manuscrits qu’il a consultés : « Nous avons respecté, non pas l’orthographe qui n’a évidemment aucune importance, mais la ponctuation de Leibnitz dont les particularités, à vrai dire, tiennent principalement aux habitudes allemandes. Nous avons
Professeur de philosophie en Seine-Saint-Denis et chargé decours d'esthétique à Paris-I Sorbonne.
1

–3–

même maintenu le plus souvent les majuscules du manuscrit, à la suppression desquelles Leibnitz ne consentait pas volontiers, comme en font foi ses corrections sur les copies. Et, de fait, ces majuscules ne sont pas simplement, comme dans l’écriture allemande ordinaire, la marque d’un substantif : elles indiquent visiblement dans la pensée del’auteur un mot important. C’est ainsi qu’il écrit : Monade, Perception, Appétition, tandis qu’il ne met pas de majuscules aux substantifs de la langue commune » (Avant-propos, p. III).

–4–

Notice sur la monadologie (historique et analyse)
Par Émile Boutroux La Monadologie est un résumé de l’ensemble de la philosophie de Leibnitz. Elle fut composée en français par Leibnitz, en 1714, pendantson dernier séjour à Vienne, pour le prince Eugène de Savoie, prince éminent par sa haute culture scientifique autant que par ses qualités de politique. Celui-ci enferma l’ouvrage dans une cassette comme un trésor d’un prix inestimable, et en accorda tout au plus la vue aux personnes désireuses de le connaître. « Il garde votre ouvrage, écrivait à Leibnitz le comte de Bonneval, ami du prince, commeles prêtres de Naples gardent le sang de saint Janvier. Il me le fait baiser, puis il le renferme dans sa cassette2. » La Monadologie ne fut pas publiée du vivant de Leibnitz. Kœhler la traduisit en allemand et Hansche, de Leipzig, la traduisit en latin. Cette traduction parut dans les Acta eruditorum de 1721 sous le titre Principia philosophiæ seu theses in gratiam principis Eugenii conscriptæ3.Elle figure dans l’édition Dutens. L’original français a été publié pour la première fois en 1840 par Erdmann, dans son édition des œuvres philosophiques. Cet ouvrage, comme l’indique le titre latin, est une série de thèses résumant les principaux points de la philosophie de Leibnitz. Il ne peut servir d’introduction à l’étude de la philosophie de Leibnitz. Il suppose au contraire un lecteur...
tracking img