Les animaux malades de la peste, la fontaine

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1132 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 27 mars 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Les Animaux malades de la Peste,

Fables (1 678), Jean de La Fontaine

Introduction

Venu d’Orient, le genre de la fable (du latin fabula  récit) fait son apparition durant l’Antiquité grâce aux fabulistes grecs et latins. Pourtant ce n’est qu’au XVIIème siècle, durant le classicisme, qu’on leur attribuera une véritable qualité littéraire. Cette sorte d’apologue, incontournable dumouvement classique, s’inspire des Anciens et permet aux auteurs d’esquiver la censure. En effet, les fables cachent souvent une critique des mœurs ou encore une satire du pouvoir en place. Ce sera Jean de La Fontaine qui donnera leurs lettres de noblesse aux fables, il passera maître dans cet art de conter. 
En 1 678, il rédige « Les Animaux malades de la Peste » extrait de son fameux recueil deFables, où il mène le lecteur à une réflexion sur les injustices d’une société inégalitaire par le biais d'une société animale qui constitue un univers à la fois poétique et morale.

En premier lieu, nous verrons que le récit, qui constitue le corps de la fable, est plaisant et varié, enfin nous analyserons dans un second temps la visée morale une démonstration de la loi sociale.

I – UNE FABLEDISTRAYANTE ET VARIEE QUI CORRESPOND AU PRINCIPE PLAIRE...

1. Une Fable qui rappelle les récits mythologiques tragiques

➢ SRUCTURE DU RECIT = > 5 actes d’une pièce de théâtre tragique:

1) La scène d’exposition (v. 1à 14) : LF y fait une peinture de la peste.
Cette 1ère partie décrit la peste, fléau moins fréquent au XVIIème siècle, mais qui avait laissé de terribles souvenirs.C'est une excellente crise pour l'observation des relations humaines.

2) Nœud (15 à 33) : Tirade du Roi Lion

3) Péripéties (34 à 48): Réactions des animaux

4) Dénouement (49 à 54): Discours de l’âne

5) Situation finale (55à 62): condamnation de l’âne

6) Moralité explicite (63 à 64) : visée morale, leçon à tirer.

➢ DRAMATISATION

= > Le tableau initial  a unetonalité tragique :

- La terreur ouvre l’apologue : « Un mal qui répand la terreur »

=> Une dimension intertextuelle : allusion à Œdipe-Roi de Sophocle (IVème s. av. J-C) : Thèbes ravagée par peste à cause du mauvais comportement des hommes => recherche le coupable de ce châtiment divin entraînant la nécessité d’une victime expiatoire.

- Allitération en « r » : terreur, fureur,crimes, terre, guerre…
- Hyperbole, vocabulaire violent, rimes masculines (fureur, terreur) : Champ lexical dureté.
- l’Idée du destin : fatalité. C’est Dieu qui envoie un châtiment aux animaux.
Le fléau est présenté comme une sanction divine « le ciel […]»

- La peste n’apparaît qu’au v. 4, elle est d’ab définie par deux appositions (« mal *2 ») avant d'être nommée => crée uneattente progressive pressante.

- Evocation nostalgique d’un temps sans peste:
- Utilisation de l’imparfait (excitait, épiaient...)
- Plus de chasse, ni d’amour « les tourterelles » symbole d’amour Hiérarchie.

[Transition : « je me sers d’animaux pour instruire les hommes » Préface, La Fontaine.
- Cette fable est une peinture de la société animale au travers delaquelle on discerne une satire de la Cour (et de la société humaine)]

II- ET INSTRUIRE ? AU SERVICE L’ARGUMENTATION.

1. Le pouvoir : le roi et les courtisans

ANALYSE DES COMPORTEMENTS
➢ ROI : Le discours du roi n'est pas trop malmené. Il apparaît même comme un bon roi, qui prend en charge l'avenir de son royaume.

Stratégie argumentative : bonne maîtrise de la rhétorique => discoursmanipulateur, hypocrite

*PERSUADER:
- affirme son autorité, rappelle qu’il est le représentant de Dieu sur Terre
- mes chers amis » => se met au même niveau que ses sujets afin de les amadouer.
- Ton solennel, grave : donne majesté, éloquence ('Ciel, nos péchés cette infortune, céleste courroux')
- Impératif 1ère pers du pluriel « ne nous flattons »
-...
tracking img