« Les artistes les plus originaux ne sont pas nécessairement les plus incultes. si rare et si hardie que soit une pensée, il ne se peut qu’elle ne s’apparente à quelqu’autre ; et plus grande est la solitude d’un artiste

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  • Publié le : 18 avril 2010
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« Les artistes les plus originaux ne sont pas nécessairement les plus incultes. Si rare et si hardie que soit une pensée, il ne se peut qu’elle ne s’apparente à quelqu’autre ; et plus grande est la solitude d’un artiste dans son époque, plus vive et plus féconde est sa joie à se retrouver dans le passé des parents.»

Analyse de la citation

Gide affirme, dans lapremière phrase de sa citation que pour être original, il ne faut pas nécessairement être inculte. En effet, être original c’est sortir de l’ordinaire mais pour pouvoir en sortir ne faut-il pas déjà le connaitre ? Ainsi, contrairement à ce que l’on pourrait penser du fait que quelqu’un d’inculte serait peut-être plus apte à innover car l’artiste se doit d’être cultivé afin, de justement, pouvoir cultiverson originalité. Il stipule ensuite qu’il est impossible qu’une pensée, qu’une idée soit totalement « détachée » de toute autre, pour exprimer cela, il utilise une double négation afin d’insister cette impossibilité totale. Il utilise le verbe « s’apparenter », c’est-à-dire avoir des caractères communs, il ne parle donc pas de plagiat, il fait très certainement ici référence à la notiond’intertextualité. Ensuite il parle de la solitude de l’artiste en son temps mais peut-on dire qu’il existe des artistes réellement seuls en leur temps ? En effet, dans l’histoire de la littérature il s’inscrit surtout des mouvements (classique, romantique, etc.), donc un artiste appartient le plus souvent à un mouvement de son époque. Mais Gide ajoute par la suite que ces auteurs vont trouver alors refugedans le passé littéraire. Ainsi, Gide nous expose ici son idée que l’artiste est forcément influencé, même quand il semble être très original, il est impossible qu’il n’ait pas été inspiré par un autre.


Plan détaillé

Intro :
Le roman est un espace polyphonique dans lequel viennent se confronter divers composants linguistiques, stylistiques et culturels. On ne peut pas envisager untexte sans penser à ceux qui ont été écrits auparavant, c’est ce que Gide affirme ici : « Les artistes les plus originaux ne sont pas nécessairement les plus incultes. Si rare et si hardie que soit une pensée, il ne se peut qu’elle ne s’apparente à quelqu’autre ; et plus grande est la solitude d’un artiste dans son époque, plus vive et plus féconde est sa joie à se retrouver dans le passé desparents.» Aussi, cela voudrait-il dire qu’un artiste est constamment sous influence ? Chaque œuvre peut-elle être apparentée à une autre ? Dans une première partie nous verrons que l’artiste trouve son inspiration dans les auteurs du passé pour ensuite observer qu’il aussi s’inscrire dans son temps et enfin nous nous demanderons de quelle manière peut-il se détacher de celui-ci.

I-L’artiste trouve soninspiration dans les auteurs du passé

a.L’influence de l’histoire littéraire
Roland Barthes : « tout texte est un intertexte ; d'autres textes sont présents en lui à des niveaux variables, sous des formes plus ou moins reconnaissables : les textes de la culture antérieure et ceux de la culture environnante ; tout texte est un tissu nouveau de citations révolues.»
Même si l’œuvre d’un auteurpeut paraitre la plus originale possible, l’auteur perpétue sa culture, en effet, rien qu’à travers le langage. Même le théâtre de l’absurde conserve les conventions (Actes, didascalies, etc.)
Style d’écriture : Du Bellay, même si il innove dans sa thématique de poète solitaire conserve le style des générations antérieures. Corneille dans Le Cid, même en bafouant les règles de bienséance conserveun style assez classique. Même Brassens, dans ses chansons utilise un français assez ancien ce qui contribue à son originalité.

b.Les détournements
Les Fleurs bleues (1965) de Raymond Queneau empruntent nombre d’éléments qui participent de la parodie du conte de fées.
Pasticher ne relève pas de la transformation, comme pour la parodie, mais de l’imitation pure du style. Les Pastiches...
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