Les aspects et les limites de la globalisation financière.

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  • Publié le : 2 octobre 2010
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SUJET : Les aspects et les limites de la Globalisation Financière.

La Globalisation financière est un des aspects majeurs de la mondialisation des vingt dernières années. Elle se définit comme la création d’un marché unique de l’argent au niveau planétaire. Jusqu’aux années 70, les états contrôlaient leur monnaie, leurs crédits, et les mouvements entrants et sortants de capitaux sur leurterritoire. C’est vers la fin des années 70 que le processus de globalisation financière se met en place, avec l’arrivée successive de Margaret Thatcher au poste de 1er Ministre britannique et de Ronald Reagan à la présidence des Etats-Unis. Tout deux prônent un libéralisme fondé sur une économie de marché. L’ouverture des frontières a permis aux pays d’échanger davantage de biens et services, mais cesont les flux de capitaux qui sont surtout au cœur de la globalisation. L’exemple de la France est éloquent : les transactions internationales sur actions et obligations représentaient 5% du Produit Intérieur Brut (PIB) en 1980 … Elles en représentent aujourd’hui près de 400%, soit un coefficient multiplicateur de 80 ! Nous comprenons ainsi que la globalisation financière est au cœur de notreéconomie actuelle, puisqu’elle désigne la constitution d’un marché mondial intégré de capitaux. Intéressons-nous dans un premier temps aux aspects de la globalisation financière, et voyons quels sont leurs apports à la croissance. En second lieu, nous nous demanderons si les gains apportés par cette globalisation, que nous énumèrerons, n’admettent-ils pas des limites ?

Le processus deGlobalisation suit, dans un premier temps, la règle des trois « D » : Désintermédiation, Déréglementation, et Décloisonnement. La désintermédiation est le recours croissant à la finance de marché pour effectuer des opérations de placement ou d’emprunt. Les entreprises se financent sur un marché où se rencontre les agents qui ont des besoins de financement, et ceux qui ont des capacités de financement ;le rôle des banques est ainsi modifié. La déréglementation se défini par la réduction des contraintes qui pèsent sur les opérations et institutions financières. Il en résulte la mobilité géographique des capitaux. Enfin, le décloisonnement correspond à l’abolition des frontières entre les marchés autrefois séparés, passant par l’abolition des contrôles de change aux frontières. Nous comprenonsdonc que la globalisation financière dépend en grande partie de la mise en place de ces trois mesures au début des années 80.
Le second aspect principal de la globalisation financière est l’interconnexion des places boursières entre elle. Grâce aux décalages horaires, celle-ci fonctionne 24h/24. Lorsque les bourses de Hong Kong ou de Singapour s’arrêtent, celles de Paris ou de Londres prennentle relais, avant d’être elles-mêmes relayées par celle de New York ou de Chicago. Ainsi, le système d’interconnexion permet aux agents à capacité de financement de placer leurs capitaux où bon leur semble : l’explosion des Investissements Directs à l’Etranger (IDE) en est une des preuves les plus marquantes. En effet, le taux de croissance annuel moyen des IDE dans le monde entre 1980 et 1996 estde 8%. Rien que pour l’Union Européenne, ils étaient de 380 milliards de dollar en 2009, et de 421 milliards de dollar en 2006, selon le CNUCED.
Enfin, nous pouvons affirmer que le processus de globalisation financière est un des départs inéluctables de l’activité des Nouveaux Pays Industrialisés (NPI) depuis 25 ans. Le fort taux de concentrations des IDE américains et européens dans lesbourses de Tokyo ou de Singapour vient rappeler à quel point l’ouverture des frontières a permit au capitalisme de gagner de nouveaux marchés. Tant est si bien que certains pays ont cherché à s’unir pour se garantir des alliés et ne pas se retrouver seuls face aux géants économiques. L’Amérique du Sud a créé le Mercosur en 1991, l’Amérique du Nord a formé L’Alena en 1994, puis, le plus ancien,...
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