Les conflits sociaux en guadeloupe

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  • Publié le : 30 juillet 2011
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Table des matières

Introduction 3

I/ Analyse socio-économique de la Guadeloupe 4

A/ Diagnostic « éco-emploi » du territoire 4

1) Les différents indicateurs économiques 4

2) Retour sur 10 ans d’inégalités 7

B/ Une situation socio-culturelle particulière 9

1) Le poids de l’histoire, de l’identité et de la culture dans les conflits. 9

2) Des syndicats locauxpuissants 11

II / La Guadeloupe, malade de ses conflits 14

A/ Un territoire sous tension 14

1) Des conflits a répétition 14

2) La racialisation au cœur de la conflictualité guadeloupéenne 16

B/ Un mouvement social au travers d’une illustration « terrain » : l’AFB contre ses employés guadeloupéens 18

1) D’un dialogue impossible … 18

2) … à une possible solution21

Conclusion 25

Annexes 27

Bibliographie 35

Introduction

S’il est un sujet de discussion qui a la capacité de soulever toutes les passions en Guadeloupe, c’est celui des grèves qui secouent régulièrement le pays. Ce sujet, qui concerne toute la population, est un des sujets les plus médiatisés du Département. En effet, depuis les dix dernières années, des phrases du type « ily a trop de grèves en Guadeloupe », ou « la Guadeloupe connaît une situation sociale catastrophique », ponctuent le quotidien des Guadeloupéens.
L’année 2009-2010, en particulier, a été très médiatisée en France par rapport à ce que l’on a considéré comme étant un soulèvement du peuple Guadeloupéen à l’appel de l’organisation LKP[1].
Nous nous sommes donc intéressés à l’origine de ces mouvementsde foule de manière générale, avant de nous arrêter sur un évènement en particulier, celui de l’Association Française des Banques (AFB), appartenant au secteur professionnel privé.

Observés de la Métropole, ces conflits sont toujours perçus comme violents et sous influence. Mais qu’en est-il réellement ? Après de multiples lectures, nous avons pu établir le constat suivant : toutd’abord, bien qu’avec une clé d’entrée systématiquement économique, comme le coût de la vie cher ou le manque d’emploi, les revendications -en lien avec des thématiques comme l’Education (partielle) ou la Santé (pauvre en moyens)- concernent finalement la Société Guadeloupéenne toute entière. De plus, ces souffrances semblent ancrées dans un malaise ou mal être sociétal causé par les périodes del’esclavagisme et de la colonisation. Officiellement abolies, elles sont pourtant encore si présentes dans le quotidien des locaux. Ceci se perçoit notamment dans le parlé « créole » et les propos durs -voire racistes- échangés entre acteurs en conflit.

A partir de tous ces constats, nous nous sommes interrogés sur les caractéristiques de la Guadeloupe qui font que ce Département est plus enclin auxgrèves et aux mouvements sociaux que la Métropole ? Retenant « les spécificités territoriales » et « la racialisation » comme éléments majeurs car redondants tout au long de nos recherches, nous avons choisi dans une première partie d’étudier l’évolution économique et la situation socio culturelle de l’île. Puis dans une deuxième partie, nous nous attachons à pénétrer le vécu de ce territoire endétaillant les causes/conséquences des évènements marquants de ces dernières années.

I/ Analyse socio-économique de la Guadeloupe

Dans cette première partie, nous ferrons d’abord un état des lieux de l’emploi et de l’économie en Guadeloupe. Ensuite, nous nous attarderons sur des caractéristiques socio culturel voire historique de ce territoire en vue d’expliquer la fréquence des mouvementssociaux.

A/ Diagnostic « éco-emploi » du territoire

Il peut exister différentes sources à un conflit social. L’une d’entre elles réside souvent dans des effets structurels ou économiques. En Guadeloupe, le nombre de conflits est plus important qu’en métropole. Existe-t-il un lien entre le nombre de conflits et la situation économique de la Guadeloupe ? Afin de répondre à...
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