Les contemplations

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  • Publié le : 16 juin 2011
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Réponse à un acte d’accusation- Victor Hugo
Commentaire de texte :
Introduction :
Lorsqu’il écrit Les Contemplations, Victor Hugo est déjà âgé (54 ans) et a déjà montré sa puissance de création littéraires dans des domaines variés tels que la poésie lyrique, engagée ou satyrique, ou encore le roman. Après avoir pris part à de nombreux débats politiques suscitant alors admiration ouréprobation, il élabore la théorie du drame dans la préface de Cromwell (1856), un manifeste agressif, anti-classicisme. Cette préface est à l’origine d’une grande bataille littéraire qui s’est prolongée lorsque Victor Hugo fait jouer Hernanie à la comédie Française, ce qui a été considéré comme une autre provocation. Le texte proposé à l’étude Réponse à un acte d’accusation, répond ainsi aux accusationsportées à l’encontre de l’écrivain. Nous verrons dans ce texte en quoi les contraintes poétiques de la langue classique entravent-elles la création de Victor Hugo. Pour étudier cette problématique nous verrons tout d’abord qu’au travers d’une longue métaphore filée de 230 vers l’auteur propose une étude de la langue classique et du « peuple des mots » puis qu’il montre dans un second temps lepouvoir libérateur de ces derniers.
(Extrait = vers 40 à 80.)
Dans ce texte V.H, assume les reproches qui lui sont faits et en rajoute. Vers 3, il semble très fier de cette accusation. Ainsi qu’aux vers 25-26, d’avoir secoué le passé du haut jusqu’en bas et saccagé le fon tout autant que la forme. Dans cet extrait il propose une révolution littéraire 70 ans après la révolution française.
I- Etudede la langue classique/ Le peule des mots
1) La langue classique a une volonté de réformer
- Référence à la révolution française est explicite. Forte opposi° entre les « mots bien nés » et les « mots mal nés » à travers une personnification « parque les mots en castes »
 Ceci dans un souci de définir le bon usage de la langue française. C’est une critique directe à l’académie Française qui nepermet aucune fantaisie + critique directe à Vaugelas (grammairien trop attaché à la langue française figée)
- « parquer » = forte connotat° négative d’enfermement comme si la pensée elle-même se trouvait enfermée
- Notion de « castes » = rejet d’une partie de la popula°. Selon l’auteur c’est pour cela qu’une révo° littéraire est nécessaire pour faire éclater les barrières du classicisme etlibérer la pensée.
- C’est un critique de textes de référence, la condamna° contre la langue classique est sans appel.
2) Les mots biens nés
- Victor Hugo ne consacre que 3 vers aux mots bien nés tandis qu’il en consacre 10 aux mots mal nés  il se place en défenseur des mots mal nés.
- L’idée même que deux catégories existent est impensable (vers 4).
- Les mots ne sont à ses yeux que des fantômesqui hantent les héroïnes de la tragédie classique. « Phèdre » = poète classique ; « Jocaste » = poème en vers de Lamartine.
- C’est une critique d’une écriture très sophistiquée qui finit par ne plus rien dénoncer. «decorum » = critique de qqch de trop artificiel.
- Attaque contre toutes les formes littéraires qui privilégient l’artifice au fnd du poème.
- D’après V.H, le voc classique estun voc de courtisan (vers 6), de même que certains ont une attitude superficielle à la cour, il en est de même pour certains mots.
- Le rythme classique du poème  Alexandrins est paradoxal puisqu’il y dénonce le classicisme = pastiche, un moyen pour V.H de dire qu’il maîtrise cette poétique mais qu’il la dénonce. (il ne souhaite pas être un poète classique)
3) Les mots mal nés
- Tout mot quin’appartient pas au classicisme est mal né = vers 12 « tas de gueux » ; « populace » ; « rustres » ; « croquants » ; « déchirés en haillons » ; « au fond de l’ombre » « envoyés au bagne ». Le rythme de cette énuméra° est saccadé, comme si elle ne pouvait être accompagnée d’un verbe, cela sera trop accorder aux mots.
- L’indigna° de V.H est croissante, devant le mépris dans lequel ces mots mal...
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