les contemplations

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  • Publié le : 29 décembre 2013
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Les Contemplations sont un recueil de 158 poèmes rassemblés en 6 livres que Victor Hugo a publié en 1856 et sont considérées comme le chef-d’œuvre lyrique de cet auteur. Les Contemplations sont aussi et surtout une œuvre de deuil, de souvenir de Léopoldine, la fille du poète, morte en 1843. On retrouve dans ce recueil, plusieurs thèmes distincts mais qui tournent toujours autour du lyrisme. Atravers les maints poèmes que constituent les Contemplations, Hugo parle surtout de la mort, qu'il jumelle souvent avec l'amour ou encore la religion, sans qu'ils ne se confondent néanmoins. C'est ainsi que nous réfléchirons sur les pensées philosophiques de Victor Hugo. Pour étudier ce sujet, nous utiliserons les poèmes Écrit au bas d'un crucifix, Quia pulvis es, Mors, Amour et un dernier poème nontitré.
Nous étudierons donc ce sujet en commençant par l'analyse du sentiment de l'amour, que nous relierons à la religion et qui elle même se verra liée à la mort, et enfin, nous achèverons le travail en étudiant une certaine notion de liberté et d’incompréhension.

Comme tout bon romantique, Hugo garde en lui une part d'amour, celui-ci est souvent présenté dans ses œuvres mais il l'estparticulièrement dans son poème Amour.
Pour commencer, son poème commence par le mot : « amour », ce qui renforce ce sentiment. Mais par la suite, nous voyons un dilemme se former entre Platon et Jésus qui ont une opinion différente sur la définition de l'amour. D'après Jésus, l'amour est une loi, alors que pour Platon, celui-ci est mystère comme l'introduit le vers :
« Amour ! « Loi, » dit Jésus. /« Mystère, » dit Platon »
De plus, nous voyons également l'adversité des deux avis des deux personnages par la séparation de ces derniers par l'hémistiche. Nous pouvons également remarquer la présence du champ lexical de la religion avec par exemple : « exorcisez », « Jésus », « Dieu ». Hugo fait donc un rapprochement entre l'amour et la religion, et tandis que dans son poème, l'auteur faitdire : « loi » à Jésus, nous pouvons considérer que pour Victor Hugo, l'amour est une loi.
Cette dimension religieuse s'accentue avec le poème Écrit au bas d'un crucifix.
Tout d'abord, et ce après la lecture simple du titre du poème : « écrit au bas d'un crucifix », nous pouvons remarquer l'importance de la religion, avec l'emploi du nom « crucifix » inclus dans le titre du poème et qui est lesymbole du christianisme. Par la suite du texte, nous pouvons également remarquer qu'Hugo continue sur cette dimension, et de ce fait, nous pouvons citer le vers :
« Vous qui pleurez, venez/ à dieu car il pleure »
Après citation, nous pouvons présenter une certaine analogie entre l'Homme et Dieu, tout deux sont peints comme complémentaires, quand l'homme pleure, Dieu fait de même. De plus, nouspouvons constater qu'à la fin du premier hémistiche et qu'au début du second, sont placés le verbe « venir » et l'interjection « à dieu », ainsi, Hugo renforce l'affinité entre Dieu et l'homme.
Mais en dédiant un poème au seigneur, Hugo place dans nos arrières pensées une ambiance morbide. Cette mort est omniprésente dans Les Contemplations, mais surtout dans deux poèmes ; Quia pulvis es et Mors.Quia pulvis es est un des plus authentiques poèmes des Contemplations pour sa construction originale.
En premier lieu, nous constatons que du premier vers au vers six, l'auteur nous présente l'universalité de la mort. Dès son premier vers :
« Ceux-ci partent, ceux-là demeurent »
L'auteur nous montre un parallélisme entre la vie et la mort, avec une antithèse qui renvoie à une loi insondable del'existence. Par la suite, du vers deux au vers trois, nous remarquons un champ lexical de la désolation avec les thermes « sombre » et « pleurent », par cette utilisation, Hugo peint les malheurs et la tristesse qui s'attachent à la mort et n'épargnent rien ni personne comme il le cite au vers trois avec : « poussière et genre humain ». De plus, avec les vers cinq et six que nous pouvons...