Les contes de la becasse

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  • Publié le : 29 mars 2009
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SUJET : La vie est cruelle : tel est le message que Maupassant livre au lecteur dans le
conte « Aux champs ». Discutez.
Le Petit Larousse présente Guy de Maupassant comme un auteur de contes et denouvelles réalistes.
Il s’est appliqué à décrire fidèlement la société de son époque, aussi bien la classe des petitsbourgeois
que la vie des paysans normands. C’est ce milieu campagnard que nousretrouvons
dans « Aux champs », publié en 1883 dans Les contes de la bécasse. Peut-on affirmer que, dans ce
récit, le message que livre Maupassant au lecteur est que la vie est cruelle ? Nous allonsvoir que
ce que l’auteur cherche à transmettre, c’est bien plus la vraie misère des paysans, leur manque
d’ouverture d’esprit et le fait qu’ils n’ont finalement que ce qu’ils méritent.
Au début del’histoire, Maupassant évoque les conditions matérielles dans lesquelles vivent les
deux familles : les Tuvache et les Vallin. Leurs noms suggèrent déjà la misère : pas besoin d’expliquer
le premier,et le deuxième mêle les idées de « vallée » et de « vilains »… C’est une vie difficile
que connaissent ces paysans qui « besogn[ent] dur sur la terre inféconde pour élever tous
leurs petits ». (l. 2)Ces derniers ne semblent pas d’ailleurs posséder des personnalités bien distinctes
: « Les deux mères distinguaient à peine leurs produits dans le tas ; et les deux pères
confondaient tout à fait.» (l. 7-8) Même le père Tuvache ne semble pas posséder de prénom, sa
femme se contentant de l’appeler « l’homme » (l. 89). L’important dans ce monde décrit avec
réalisme, c’est qu’on puisses’alimenter : « Tout cela vivait péniblement de soupe, de pommes de
terre et de grand air. » (l. 13) La nourriture est grossière et les mères s’occupent de leurs petits
comme on s’occupe de nourrir les animaux: « Le soir, les ménagères réunissaient leurs mioches
pour donner la pâtée, comme les gardeurs d’oies assemblent leurs bêtes. » (l. 14-15) Dans l’expression
« La mère empâtait elle-même le...
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