Les contes de perrault : le plaisir de confronter le merveilleux au vraisemblable

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 6 (1437 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 6 avril 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
« les contes de Perrault : Le plaisir de confronter le merveilleux au vraisemblable » M. Escola

Le merveilleux pour affronter la réalité !
« Les contes de ma Mère l’Oye » est un recueil de contes écrit par Charles Perrault. A travers ce livre, l’auteur nous plonge dans onze contes plus merveilleux les uns que les autres. Ces contes sont pour une grande majorité populaire, car accessible àtous. Aussi, ils aident souvent à l’éducation des enfants par leurs nombreuses morales.
Le terme de « merveilleux » se définit souvent comme un monde, un univers où rien ne doit surprendre, car tout est possible. C’est donc dans un cadre initiale « réel » que « l’irréel », la plus part du temps attendu, prend place. C’est ainsi que l’auteur soumet ses personnages à divers épreuves qui leurpermettront d’évoluer.
D’après M. Escola, les contes de Charles Perrault apportent aux lecteurs, qu’ils soient enfants ou adultes, certaines émotions, agréables pour la plus part. Ceci, en mêlant et en opposant un monde plausible, à des éléments féeriques.
Comment Charles Perrault introduit-il des éléments du merveilleux dans un univers commun ? Qu’apporte, aux personnages des contes de Perrault, laconfrontation à l’extraordinaire ? Quel est l’impacte des contes sur les lecteurs ?

Premièrement nous pouvons constater que les contes commence tous, avec une situation initiale des plus vraisemblable, tel que par exemple : une famille en difficulté financière, le remariage d’un père avec une femme qui déteste la fille de ce dernier, ou encore, un héritage des plus inutile. L’accentuation del’effet de « réel » passe aussi par le fait que l’auteur plonge ses lecteurs dans un monde intemporel ceci grâce à la formule d’entrée bien connue « Il était une fois... » ( au début de chaque contes), « Il y a bien longtemps... », Ou encore « En ce temps-là... ». Ceci permet à Perrault de mieux pouvoir introduire les éléments du merveilleux, car il n’y a aucune référence à l’histoire ou à desévénements passés qui pourraient faire dire aux lecteurs que se qui arrive aux personnages est absurde ou impossible. Il prépare ainsi le lecteur un monde particulier au sein d’un univers « vraisemblable ».
L’auteur nous introduit, la plus part du temps, ces divers personnages ou objets merveilleux, au moment où la situation semble désemparée, comme par exemple dans La Belle au bois dormant, « Ceterrible don fit frémir toute la compagnie, et il n’y eut personne qui ne pleurât. Dans ce moment la jeune Fée sorti de derrière la tapisserie… » p. 10. Ici nous voyons bien que l’intervention de la fée sert à atténuer la situation critique. Ou encore les bottes de sept lieues dans Le Petit Poucet, « le petit poucet s’était approché de l’Ogre […]mais comme elles étaient Fées, elle avaient le don […]fates pour lui » p.82. Toutefois le merveilleux peut aussi dans certains cas être introduit pour renforcer une situation, aussi bien critique comme dans La Barbe Bleue, où la femme ayant déjà désobéi se retrouve en plus avec une clé qui ne se lave pas, « Ayant remarqué que la clé du cabinet était tachée de sang, elle l’essuya […] car la clé était Fée, […] il revenait de l’autre côté. » p.30. oudans des situation heureuses comme dans Les Fées, où la fille déjà très belle reçoit en plus le don de cracher des diamants : « La bonne femme ayant bu lui dit :vous êtes si belle, si bonne, et si honnête, que je ne puis m’empêcher de vous faire un don( car c’était une Fée qui avait pris la forme d’une pauvre femme[…] une fleure, ou une pierre précieuse. » p.46 cela ne fait qu’accentuer la beauté dela jeune fille.
Ensuite, nous pouvons constater l’impacte qu’a le merveilleux sur les personnages des contes de Fées. En effet, l’introduction d’un élément magique peut faire évoluer une situation, mais cela entraîne aussi les personnages d’un point A à un point B. Par exemple, dans le conte de Cendrillon : La pauvre fille « avec ses méchants habits » p. 50 va grâce à l’intervention de sa...
tracking img