Les crises chez les classiques

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  • Publié le : 15 mars 2010
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Analyse économique : Les origines de la crise chez les classiques et chez Marx.
Introduction Avec l’école classique apparait pour la première fois dans l’étude de l’économie la nécessité de produire plus : la croissance. Les classiques pensent qu’il existe un cercle vertueux du capital et certains considèrent qu’il n’est pas sans fin. Ainsi plusieurs vont s’interroger sur la crise de ce cerclevertueux, appelée « état stationnaire », même si pour la plupart cette crise se produira dans un avenir lointain. Bien qu’ils ne nient pas l’existence de cette crise dans le modèle capitaliste, mais ils ne sont pas tous d’accord sur l’origine de celles-ci. Mais quels sont les origines de la crise selon les différents économistes classiques et Marx ? En premier lieu, nous aborderons les classiquescrises exogènes à l’économie selon la vision classique avec la vision de la crise d’Adams Smith et de David Ricardo puis ensuite nous verrons Les crises endogènes à l’économie selon les classiques Thomas Malthus et Karl Marx. I. Les crises exogène a l’économie.

Les classiques Adams Smith et David Ricardo pensent que les origines de la crise sont exogènes à l’économie capitalisme. Pour euxl’offre crée sa propre demande il ne peut donc avoir une surproduction A. Smith. Dans son ouvrage « cherches sur la nature et les causes de la richesse des nations. » (1776) A. Smith prône la perfection du marché via sa théorie de la main invisible. Ainsi, selon sa logique, le prix auquel se vend une marchandise sur le marché est réglé en fonction de l'offre et la demande. Ce prix qu’il appelle prix dumarché, gravite autour d’un autre prix, le prix du naturel qui est le coût de production d'une marchandise, avec la juste répartition des trois facteurs de production : la rente, les salaires et le profit. La gravitation se fait en fonction des profits. De cette façon lorsque le prix du marché et inférieur au prix du naturel alors les capitalistes n‘ont aucun intérêt d’investir pour produire plus,au contraire ils désengageront du capital dans le but de produire moins. Quand le prix du marché est égal au prix naturel alors il n’aura aucun intérêt à modifier la combinaison productive, tandis que si le prix du marché est plus élevé que le prix naturel c’est là que les capitalistes auront intérêt à investir car c’est là que les profits seront le plus élevés, c’est dans ce cas là qu’il y auracroissance. De plus Smith défini le profit en soustrayant au prix du marché de la marchandise le coût du travail et celui de la rente. Donc plus le prix du marché est élevé et à la condition que le taux de la rente et celui des salaires ne change pas, plus le taux de profit sera élevé et c’est pourquoi plus les capitalistes auront intérêt à investir pour augmenter leurs profits, ils créeront ainside la croissance économique en produisant de plus en plus. Cependant Smith a conscience que le nombre de travailleur n’est pas infini et que les salaires comme toutes autres marchandises dépendent du rapport de l’offre et de la demande. Ainsi plus il y aura de croissance et plus la demande de travail sera importante dans l’objectif de produire de plus en plus. Cependant l’offre de travail seraconstant, le coût du travail augmentera et imputera les profits. Cette diminution des profits défavorisera l’investissement et la croissance sera donc pénalisée. Cela

formera donc une crise. Ricardo. Comme Smith Ricardo pense que seule la le travail crée la richesse. Cette richesse se répartit ensuite selon les mêmes principes de Smith, c’est-à-dire entre trois composantes que sont les salaires,les profits et la rente. Ricardo défend le principe de la loi d’airain des salaires qui le salaire des ouvriers défini comme la somme permettant à chaque période l’achat d’un panier de biens de consommation tel que l’alimentation, l’habillement nécessaires à l’entretien de l’ouvrier et de sa famille. Il dépend donc à la fois de la nature, de la quantité et du prix de chaque bien entrant dans la...
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