Les critiques d'une politique budgetaire

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  • Publié le : 22 mai 2010
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Les critiques de la PB

a) Justification de l'endettement public

→ Relativiser le niveau de l'endettement
La dette possède un certain intérêt pour sortir de la récession (politique procyclique).

Dette nette = dette brute – actifs financiers détenus par l'État ( notamment ce que l'état a prêté aux autres pays)
La dette française est détenu à 50% par des français (10% des plus riches).Ce qui présente un risque futur d'augmentation des inégalités. Ainsi, lorsque le taux d'intérêt augmente, les revenus des français détenant une partie de la dette augmentent.

Les ménages épargnent énormément, par conséquent l'État compense la faible consommation des ménages en augmentant ses dépenses. La dette relance donc la consommation.

→ Dépenses indispensables
La dette participe àl'augmentation de la richesse nationale.
(Chaque nouveau-né hérite de 20000€ de dettes, mais aussi d'un patrimoine public et privé de 170000€)
On parle de l'effet multiplicateur: l'augmentation des dépenses de l'État va multiplier la création de richesse (effet dépense sur croissance). Pour 1€ dépensé par l'État, 2€ de richesses sont créées.

L'État « immortel » : Il sera toujours là pourrembourser.

Le théorème d'Haavelmo (prix Nobel de 1989) → branche néoclassique
montre l'impact de l'effet multiplicateur dans l'ensemble de l'OCDE.
Théorie croissance endogène (néoclassique 1980) montre que l'administration, l'éducation, la santé sont des éléments qui stimulent la croissance sur le long terme.

b) Problèmes posés par un endettement excessif

→ École des choix public: l'État estnéfaste pour l'économie, toutes les dépenses sont irrationnelles et servent un but politique. Exemple: le bouclier fiscal.

→ Dépenses inefficaces: la courbe de laffer montre que lorsque le chômage augmente, les impôts augmentent aussi et provoque une fuite fiscale. L'évasion fiscale représente 2,3% du PIB.
Le comportement néo-ricardien: Anticipation de l'augmentation des impôtslorsque l'État augmente ses dépenses afin de relancer la consommation des ménages. (les ménages épargnent).

L'effet débordement: augmentation des dépense de l'État, ce qui fait augmenter les importations. Ce qui ne stimule pas l'économie nationale.

→ Effets d'éviction: risque d'accaparer tout l'épargne nationale, donc plus de capitaux pour l'investissement privé donc augmentation des tauxd'intérêts.
Ne fonctionne pas vraiment: le taux d'intérêt reste bas, et l'épargne au niveau mondial est importante.

→ Inflation: augmentation des dépenses, augmentation de la consommation, hausse des prix.
( exemple du Zimbabwe)

→ Soutenabilité de la dette: on parle de l'effet boule de neige. Lorsque le taux d'intérêt est supérieur au taux de croissance. On s'endette pour rembourser la detteantérieur.
Le problème est que l'investissement peut craindre un default de payement.
Islande: taux d'intérêt = 15% ce qui pénalise l'investissement.

c)Les modalités de réduction de l'endettement.

→ Baisse des dépenses publiques, qui a un effet dépressif sur la croissance ( selon l'OFCE, une diminution de 1% des dépenses engendre une diminution du PIB de 1%)
Pour OCDE et FMI, il est préférablede diminuer les dépenses sociales plutôt que les dépenses d'investissement (mais ce qui engendrerait une diminution de la consommation nationale).

→ Hausse des impôts: Celle-ci est dangereuse, car elle risque de pesé sur la consommation (Grèce)
Risques de fraude (évasion fiscale en 2008 représente 40 milliards d'euros).
L'Allemagne depuis 2006 a augmenté ses impôts, ce qui a fait chuté lacroissance: le pays dépend de l'extérieur.
(Pour récupérer 1€, il faut dépenser 2€)

→ Privatisation
Elle est efficace sur le court terme mais non sur le long terme.

d)L'approche ricardienne et hyperclassique

→ Théorème d'équivalence Barro-ricardienne
On a une équivalence entre la hausse des dépenses grâce à l'endettement public et la hausse des impôts, ainsi lorsque la dette est...
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