Les deux coqs

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  • Publié le : 26 mai 2010
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« Les deux coqs » – La Fontaine

Introduction 1 :
( Présentation de Jean de la Fontaine
( C’est une fable du livre VII. Elle est au début de ce livre, et ouvre le second recueil. Dans ce second recueil, La Fontaine insiste bien sur les caprices et les malices, et donne pour nom à la fortune la « déesse bizarre ».
C’est sur ce thème qu’il entreprend la rédaction des deuxcoqs. C’est un thème banal au XVIIème : La Fontaine met en scène son récit de manière à tisser des relations piquantes et étonnantes entre animaux et monde humain, principalement homérique.

Introduction 2 :
Nous séparerons cette fable en 3 épisodes :
Des vers 1 à 10 : le conflit
Des vers 11 à 23 : la retraite du vaincu
Des vers 24 à 28 : le retournement de situationPuis nous travaillerons la morale.
Chaque axe est composé de manière semblable :
Un évènement (l’arrivée de la poule, la victoire du coq et l’arrivée du vautour)
Cet évènement entraine une nouvelle situation, qui entraine un nouveau tableau
C’est une triple structure.
Fil directeur : Dans la triple structure, travailler comment La Fontaine introduit seséléments.

1ière partie : Vers 1 à 10 (le conflit)
Il y a une symétrie dès le début, avec l’hémistiche du vers 1. Ce qui montre un contraste, renforcé par la pluralité : deux coqs et une poule.
L’emploi de l’imparfait montre que la situation initiale est durable, mais l’emploi du passé simple montre l’arrivée d’un élément nouveau qui rompt l’équilibre précédent : il n’y a plus depaix.
La rupture, dès le vers 1 : la paix est mise en relief, en contraste avec le vers suivant. Opposition paix / guerre. On voit qu’il y a une précipitation, tout se passe rapidement. C’est la conséquence inéluctable de l’intervention de la poule.
Le vers 2 est un octosyllabe, compris entre l’hémistiche et l’alexandrin.
L’insistance sur les conséquences montre l’importancede ces dernières : quelque chose d’étonnant, le vocabulaire familier et commun ne gène pas du tout le passage aux registres héroïque, galant et guerrier.
Le double enjambement au début du vers 3, renforcé par une rupture manifestée par l’apostrophe « amour », montre la puissance de l’amour. On est placé d’emblée dans le contexte homérique (en pleine basse-cour).
La fontaine établit unlien explicite entre les registres familier et héroïque.
Dès le début de la fable il y a un jeu subtile : La Fontaine joue sur l’écart de la simplicité du 1er vers et les effets d’attente. Il y a aussi un jeu de mots avec (Troie » et les trois personnages.
La similitude des sons entre « Troie » et « toi » ramène ce qui relève de l’épopée à quelque chose de commun. Il y a une mise enrapport entre la cacophonie de la basse-cour et le mythe troyen. Cela a deux effets : héroï – comique (du à la querelle de basse-cour exprimée avec un registre élevé) et burlesque (lié au contenu : un sujet noble de guerre qui est rabaissé à une querelle de poulailler).
???? Vers 6 : nouveaux propos de basse-cour : propositions indépendantes et périphrases « gents qui portent crête ». LaFontaine use de la parataxe, compensée par une série d’analogies.
Les temps employés établissent un rapport entre la guerre de Troie et la basse-cour.
Dans le vers 7, il y a le mot « bruit » qui fait référence à une rumeur, qui est quelque chose de prestigieux.
Au vers 9, il y une similitude avec les épithètes homériques : « Hélène au beau plumage ».
Au vers 10, il y aquelque chose d’étonnant : on n’entend plus parler du vainqueur.
Plus on avance dans la première partie, plus le jeu de La Fontaine progresse. Pour clore l’acte, aux vers 9 et 10, il a recourt au contraste.
Le dénouement est rapide et pas très spectaculaire : Hélène est prise par le vainqueur.
Il y a un rapprochement vainqueur / vaincu, pour montrer la similitude des deux...
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