Les droites en france

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  • Publié le : 22 mars 2011
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Exposé oral
Les courants politiques de la France contemporaine- I : Droite et Gauche

Le terme « droite » est plus que jamais ancré dans le langage courant, comme s'il était maîtrisé de tous. Si 56% des Français estimaient en novembre 1989 le « clivage dépassé », il étaient un tiers, en avril 1991 à estimer les notions de droite/gauche « valables pour comprendre les prises de position despartis et des hommes politiques » (Sondage Sofres). La division droite-gauche a donc beau être refusée, elle n'en demeure pas moins un formidable système de repérage et d'identification (« summa divisio » René Rémond). Mais à définir la droite seulement en opposition à la gauche, sait-on au juste ce qu'est la droite ? S'agit-il d'une droite singulière, à l'entité bien définie, ou d'une droiteplurielle, composée de branches et de ramifications ? Doit-on dire « la droite » ou « les droites » ?
La question de la terminologie de la droite met en lumière la complexité du schéma politique français et oblige à un retour à l'essence de la droite, de son idéologie. C'est pourquoi, nous verrons

I. La droite, symbolique d'une longue tradition...

1. Une entité originelle construite enopposition à la gauche

Une droite:
– dans l'autoperception des acteurs du politique (les Français),
– dans les mots du débat civique et de la mémoire collective,
– dans les médias et la production savante.
Sens du mot confirmé; la division, ancrée dans notre mémoire collective, est devenue un élément constitutif de notre culture politique nationale.

Pour comprendre l'originede l'entité de la Droite → réf. période révolutionnaire de 1789.
– 1672, description des usages d'outre-Manche, l'estat présent de l'angleterre, Chamberlayne dépeint la répartition des membres des Communes : « à la main droite du Roy et à la main gauche du Roy ».
– Fin 1788 : 2nde assemblée de notables, réunie par Necker est la 1ère manifestation d'opinion préfigurant la droite (partides aristocrates empêche le vote par tête aux EG).
– Assemblée constituante, 23 aout 1789 : Journal d'Adrien Duquesnoy, député TE de Bar-le-Duc :
« la gauche » et « l'autre partie est occupée par des hommes dont les idées moins élevées, les opinions moins prononcées, leur donnent un caractère de faiblesse, de pusillanimité très funeste dans les circonstances actuelles ».
– 29 aout,baron de Gauville : « nous commencions à nous reconnaître : ceux qui étaient attachés à la religion et au roi s'étaient cantonnés à la droite du président, afin d'éviter les cris, les propos et les indécences qui se passaient dans la partie opposée ».
Division des assemblées révolutionnaires à partir d'aout 1789.
Pratique installée et rodée mais on ne se définit pas au travers de celle-ci.La Droite est ensuite révélée par la Terreur blanche puis se structure en parti (Ultras), avec un programme qui se dessine : Louis de Bonald → les royalistes ont en commun la conviction que la société du XVIIIe siècle avait accédé à « l'état le plus fort, le plus spirituel, le plus moral, le plus parfait qui ait jamais été » :
– roi paternel mais ferme
– clergé retrouvant sa place et soninfluence
– noblesse de nouveau opulente et au sommet de la hiérarchie sociale

2. une entité ancrée dans une culture commune

L'identité des droites françaises se décline à travers les cultures, c'est-à-dire, hors du domaine politique, dans l'espace social, à travers les instruments et les ancrages des doctrines, des idées et des valeurs partagées. L'attachement à cette identitécommune se traduit non plus par l'engagement militant ou l'adhésion à un parti, mais par l'achat régulier d'un quotidien, la lecture suivie d'une revue ou encore une préférence marquée pour une écriture particulière de l'histoire.

- Formes de rassemblement : associations politiques (Camelots du Roi, Etudiants d'Action française, Dames royalistes, Association des jeunes filles royalistes...),...
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