Les effets de la crise sur la croissance

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  • Publié le : 3 novembre 2010
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Les effets de la crise sur la croissance

INTRODUCTION

En 2008-2009, la plupart des pays industrialisés sont rentrés en récession. La crise des « subprimes » qui s’est déclenchée aux Etats-Unis en 2006 avec le krach des prêts immobiliers s’est vite transformée en crise financière mondiale à partir de l’été 2007. Cette crise n’est pas restéecantonnée à la sphère financière mais elle atteint la sphère réelle engendrant un ralentissement du commerce international, une hausse du chômage et une baisse du pouvoir d’achat. C’est ainsi que les Etats-Unis sont rentrés en récession en décembre 2007, suivis par plusieurs pays dont la zone euro en 2008. La France atteint -0,1 % du PIB, les Etats Unis et l’Union européenne 0,4 % du PIB, selonl’INSEE.

L’activité économique est régulièrement confrontée à des périodes de crise. On peut citer les crises financières de ces dernières années comme le krach boursier des valeurs technologiques (2000), la crise asiatique (1997) mais aussi la crise pétrolière des années 1970, sans oublier la crise des années 1930 suite au krach boursier de 1929, le fameux « jeudi noir ».

La crise correspond àune période de dépression ou de stagnation durable de la conjoncture économique. On peut considérer qu’il s’agit également d’un processus de retournement du cycle économique au point le plus haut qui interrompt la phase d’expansion et entraîne donc l’économie dans la dépression.
Selon F.Peroux (1961), la croissance est une augmentation soutenue pendant une ou plusieurs périodes d’un indicateur dedimension. Cet indicateur est généralement le Produit Intérieur Brut (PIB) en volume.

On distingue généralement la croissance de court terme et de moyen-long terme. La croissance de court terme a plusieurs moteurs : la consommation, l’investissement, les dépenses publiques et le commerce extérieur.
Selon les modèles traditionnels, notamment Solow (1956), la croissance économique dépend dedeux facteurs la démographie (facteur travail) et le progrès technique. Or, ces deux facteurs ne sont pas expliqués car ils sont introduits comme facteurs exogènes. Les théories contemporaines de la croissance endogénéisent le progrès technique et Romer (1968) considère que la productivité résulte de l’accumulation des différentes formes de capital : capital physique, capital humain, capitaltechnologique, capital public. Ceux-ci génèrent des externalités.

Ces dernières années, la croissance connaît des fluctuations sans précédents. Si l’on prend, la croissance française, celle-ci est passée de 1,7 % en 2007 à -0,1% en 2008 pour rebondir à +0,3 % au 2ème trimestre 2009 (INSEE). La régularité de ces phases ascendantes et descendantes évoque un cycle économique.

Les théoriestraditionnelles considèrent que la croissance est ponctuée de crise. Celle-ci est en fait une phase d’un cycle. Un cycle correspond à des mouvements de l’activité économique. On distingue des cycles longs et des cycles courts. Le cycle long est appelé « cycle kondratieff » (1926) dont la durée varie de 40 à 60 ans. Ce cycle est composé de deux phases (phase A= expansion, phase B=récession). Dans le cycle desaffaires de Shumpeter (1939), on trouve les cycles majeurs ou « cycle Jugar » (cycle court) avec quatre phases (expansion, point de retournement, dépression, reprise). Le cycle mineur ou « kitchin » est un cycle court d’une durée d’environ 40 mois dans laquelle il y a des accélérations économiques et des décélérations.

L’éclatement de la bulle financière aux Etats-Unis en 2006 a provoqué auniveau de la sphère microéconomique, un ralentissement de l’activité économique des entreprises (arrêt des embauches, des investissements, baisse du prix des actifs, des licenciements…) ce qui a induit au niveau de la sphère macroéconomique une augmentation du chômage, une baisse de revenu et donc une baisse de la consommation.

D’après Michel Aglietta (2008), l’intensité de la crise qui en...
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