Les emeutes en tunisie

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  • Publié le : 23 mars 2011
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Dissertation Landeskunde

„Tant que l’État existe , pas de liberté; quand régnera la liberté, il n’y aura plus d’État.“

(Vladimir Ilitch Lénine)

C’est vrai que cette citation est originaire du „porte-parole“ de la révolution russe dans l’année 1917. Mais elle est toujours d‘actualité et decrit parfaitement la situation en Tunisie. Car c‘est en fait la raison pourlaquelle le peuple tunisien s’est révolté. La Tunisie s’est révoltée pour acquérir la liberté, une liberté pour laquelle le peuple tunisien a fait de nombreux efforts pour y parvenir, mais aussi une liberté grâce à laquelle le peuple tunisien a obtenu la dignité humaine tant attendue.
Le regret de Zine el Abidine Ben Ali montré à son peuple à travers la télé n’a eu aucun effet sur le peupletunisien. En fait, ce dernier était persuadé qu’il s’agissait d’une farce. Ben Ali avait aussi essayé de reculer l’augmentation des prix, mais cette action n’a pas sollicité les tunisiens à cesser leur protestation, au contraire, les tunisiens ont perçu cette action comme une faiblesse de leur président et en ont profité pour le chasser de la Tunisie. A un certain moment Ben Ali a été aussiabandonné par ses forces militaires. Les protestations d’origine sociale sont devenues rapidement des protestations d’origine politique. « Pour la première fois, je suis un homme libre ! », a commenté un jeune tunisien dans une interview apparue dans le Figaro après la fuite de Ben Ali. Ce jeune homme et ses compatriotes ont vaincu le système dictatorial de leur pays, et de cette façon ils espèrentd’avoir aussi vaincu la corruption et le favoritisme qui régnait sur la Tunisie. Malgré le bien-être de l’industrie du tourisme, le chômage en Tunisie était arrivé au « 13,90 % en 2008[1] » un chômage que les jeunes Tunisiens notamment ne supportaient plus. Du point de vue de plusieurs observateurs, « ce n’est pas tout à fait un hasard si les émeutes sont parties du centre du pays. »[2] Mais cetteperspective négative pour les jeunes Tunisiens en ce qui concerne leur futur, n’est pas la seule raison qui a déclenché les émeutes en Tunisie. La liberté de la presse et d’expression n’existaient pas en Tunisie. Dans le pays, dans lequel beaucoup des français passaient sans inquiétude leurs vacances, il y avait des prisonniers politiques. Les personnes avec une idéologie différente à celle durégime tunisien, étaient persécutées. L’homme de Sousse devient, après divers postes au sein de l’armée et de la sécutité nationale, ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de Rachid Sfar puis remplace ce dernier comme Premier ministre[3]. C’est une déception pour le peuple tunisien, qui en 1978[4] espérer avoir obtenu un bon successeur au président de l’époque, Habib Bourguiba, qui était vu commele fondateur de la Tunisie moderne. Le 7 novembre 1978, ce dernier fut remplacé par Ben Ali en tant que successeur constitutionnel, président et chef suprême des forces armées[5]. « Ben Ali fait jouer l'article 57 de la constitution tunisienne et, sur la foi d'un rapport médical signé par sept médecins attestant de l'incapacité du président Habib Bourguiba d'assumer ses fonctions, le dépose poursénilité. »[6] Cette action a été justifiée par le fait « que des mouvements intégristes préparaient un coup d'État et détenaient une liste de personnalités à assassiner »[7]. De plus, il y avait un rapport médical qui confirmait l’incapacité de Bourguiba à continuer à assumer les plus hautes charges de l’État, ce que Mezri Haddad, un des plus fameux journaliste et écrivain tunisien, a résuméainsi :

« Officiellement âgé de 84 ans, Bourguiba s'endort quand il reçoit un hôte étranger; sous l'influence de ceux qui guignent la présidence, il chasse le lendemain le ministre qu'il a nommé la veille, il admet le remaniement ministériel proposé par son Premier ministre pour se rétracter quelques heures après… Pire que tout, il exige la révision du procès de l'intégriste Rached...
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