Les entreprises

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  • Publié le : 13 janvier 2013
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C – Que fait l'entreprise de la richesse qu'elle a créée ?
a) – Le partage de la valeur ajoutée entre salaires et profit brut
1. Une fois la richesse produite dans les entreprises et dans les administrations, il faut la répartir entre les différents agents économiques qui ont contribué, directement ou indirectement, à sa réalisation. Le revenu représente donc l’ensemble des droits sur lesressources disponibles qui sont attribués aux agents. C’est aussi le montant maximal qu’un individu ou une collectivité peut consommer sans s’appauvrir. 2. La valeur ajoutée est donc une richesse qui va être partagée entre les différents acteurs qui ont contribué, directement ou indirectement, à sa création :  Les salariés : ils ont droit à une partie de la richesse créée car ils ont participé à sacréation en apportant leur travail. Pour la firme, la part des salariés représente la masse salariale.

Masse salariale = Salaires nets + cotisations salariales + cotisations patronales x nombre de salariés

Coût salarial = Salaires nets + Cotisations sociales

Salaire net = Salaires bruts – cotisations sociales salariales      Le coût salarial : il s’agit du total des dépenses derémunération des travailleurs (les salaires, les primes, les cotisations sociales). Le salaire brut : il s’agit du salaire que l’employeur doit à son salarié avant le prélèvement des cotisations sociales du salarié. Salaire net : il s’agit du salaire mensuel que va réellement toucher le travailleur à la fin du mois. Les cotisations sociales : ce sont des prélèvements obligatoires que l’employeur doit verserà la Sécurité sociale pour assurer la protection sociale du salarié (maladie, chômage, retraite…). L’Etat : il prélève des impôts sur la production car il considère qu’il contribue à la réalisation de la valeur ajoutée en offrant aux entreprises des services collectifs non marchands (routes, police, formation des salariés…). Les entreprises : il leur reste un profit brut appelé « excédent brutd’exploitation ». EBE = VA – (Masse salariale + Impôts sur la production)



Valeur ajoutée
Impôts sur la
production

Salaires net + cotisations sociales

EBE

3. On peut donc dire que la richesse créée se partage entre salaires bruts et profits. En France, et dans la plupart des pays développés, le partage de la valeur ajoutée entre les salaires bruts et les profits bruts a connuplusieurs périodes :  Dans les années 1950-1973, le partage est relativement stable : en gros, les 2/3 de la VA pour les salariés et un peu moins d’1/3 pour les profits bruts. Ceci signifie que le pouvoir d’achat des salaires (salaires réels) a augmenté au même rythme que le PIB à la suite d’un « compromis fordiste » passé entre les syndicats et les entrepreneurs. Des années 1973 au début des années1980, le partage devient favorable aux salariés : la part de la rémunération salariale augmente pour atteindre pas loin des ¾ de la VA et celle des profits tombe à un quart. A cette époque, le « compromis fordiste » est remis en cause et les syndicats sont suffisamment forts pour arracher des augmentations de salaires réels supérieurs à la hausse de la valeur ajoutée.





Des années 1980 audébut des années 1990, le partage devient nettement favorable aux profits : la montée du chômage et les politiques de rigueur salariale empêchent les salariés de défendre leur part du gâteau. La part des salariés diminue de 9 points du PIB. La part des profits bruts atteint près du 1/3 de la valeur ajoutée. Depuis les années 1990, le partage s’est relativement stabilisé en faveur des entreprises.La part de la rémunération des salariés n’a pas retrouvé son niveau des « trente glorieuses » et représente moins des 2/3 de la VA. Le chômage, la précarité de l’emploi, l’individualisation des salaires, la faiblesse des syndicats, ont pesé en faveur d’un taux de marge élevé.
1 – Part de la rémunération des salariés et de l’EBE dans la valeur ajoutée brute en France (en %)



b) – Le...
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