Les essais-1580-1595-montaigne, de l'institution des enfants.l-i-chap26

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Un mouvement litteraire et culturel : l’humanisme
Convaincre, persuader et délibérer
La réflexion sur l’homme dans la pensée de la renaissance humaniste : Education et utopie

Texte III Les essais 1580-1595 Montaigne 1532-1592

De l’institution des enfants L –I- Chap. 26

Introduction

C’est en 1571, après avoir siégé au Parlement de Bordeaux pendant 13 ans, que Montaigne prend ladécision de renoncer aux affaires publiques. Il fait aménager dans son château une tour où il installe sa bibliothèque qu’il nomme sa « librairie ». Il se met au travail et entreprend, dès l’année 1572 la rédaction de ses Essais. C’est en cette même année 1572 qu’a lieu le 14 août au matin le massacre de la Saint Barthélémy. Montaigne en est profondément affecté et il remet en cause les illusions de sajeunesse sur la force de la raison. Dans cette quête de sagesse intérieure, il livre au lecteur le fruit de ses réflexions sur sa vie, sur ses expériences, ses « essais » précisément, mais aussi sur le monde et sur les hommes.

Quelle conception de l’éducation Montaigne propose-t-il dans ce texte ?

I . Une critique de l’éducation traditionnelle

1. Une éducation de singes savantsTonalité très péjorative pour caractérises l’éducation traditionnelle, fondée sur la notion de rabâchage ; « criailler » 1.1 . Son but semble être de former des perroquets, 1.2 « redire ce qu’on nous a dit »

Métaphore du gavage : critique de l’accumulation des connaissance, 1.1-2 : « comme qui verserait dans un entonnoir »
Valorisation excessive de la mémoire au détriment de la réflexion. L.21-222. Une sujétion excessive aux modèles

L’éducation traditionnelle force l’esprit à la soumission au lieu de le laisser s’épanouir : champ lexical de la soumission, 1.31-32
Métaphore équestre, que Montaigne file tout au long du texte, mise en relief par le rythme binaire et le parallélisme de construction 1.31 . De plus l’éducation traditionnelle soumet l’élève à la fois au caprice de lepensée du précepteur, « fantaisies d’autrui » 1.32, et à son pouvoir, « sous l’autorité de leur leçon ».
Montaigne critique enfin , sur un ton tout aussi virulent, la notion de cours magistral : 1.6-7 « …je ne veux pas…je veux… ». Et il choisit deux arguments d’autorité pour étayer sa thèse : référence à Socrate et à Arcesilas, 1.8. Citation de Cicéron 1.9 : du bon usage des auteurs antiques !Or, l’amélioration de l’éducation passe nécessairement par une réflexion sur le rôle du précepteur.

II. Un bon précepteur

1. Les qualités du bon précepteur

Nécessité d’observer l’élève afin d’apprendre à le connaître pour évaluer au mieux ses capacités et ses limites : « selon la porté de l’âme qu’il a en main » 1.3-4.
Analogie entre le dressage du cheval et l’éducation de l’enfant :« la mettre sur la montre » 1.4.
Tournure impersonnelle à valeur généralisante ; ton faussement neutre qui donne à l’opinion de Montaigne la force d’une vérité générale : « il est bon qu’il le fasse trotter devant lui pour juger de son train ».
Des qualité de modesties sont indispensables : le précepteur ne doit pas chercher à éblouir son élève mais à l’éclairer. Il doit donc se mettre à saportée, « il se doit ravaler pour s’accommoder à sa force. » 1.12 ;
Donner l’exemple de la maîtrise de soi , champ lexical de la proportion : le précepteur doit faire preuve de discernement : « s’y conduire bien mesurément » 1.13-14.
Appel à l’expérience personnelle avec la métaphore de la marche 1.16 : idée qu’une montée présente moins de danger qu’une descente dont la vitesse peut faire perdrel’équilibre , 1.16

2. Les méthodes du bon précepteur

Montaigne insiste sur la nécessité de développer les capacités de compréhension : exiger « le sens…et la substance » de la leçon. L.22-23
L’élève doit faire siennes les connaissances, se les approprier. Il doit montrer qu’il est capable de les reformuler, de les exposer d’une autre manière ; 1.24-25 : « qu’il le lui fasse mettre en...
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