Les femmes dans la vie politique européenne (1450-1650)

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  • Publié le : 5 avril 2011
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Exposé: Les femmes dans la vie politique européenne:

Introduction:

Dés la fin du Moyen Age, l’image de la femme est dépréciée et son rôle se trouve diminué dans plusieurs domaines. Avec la renaissance, le droit romain refait surface et les femmes se voient de plus en plus exclues des sphères publique et politique (loi salique, cf plus tard). L’église en particulier véhicule une image trèsnégative des femmes les présentant au mieux comme une diminution de l’homme, au pire comme un être destiné au mal. Les femmes se doivent d’être soumises à leurs maris comme au seigneur. Cette image se base sur une conception médicale alors fort répandue à l’époque que la femme est esclave de son sexe et donc par nature incontrôlable et peu fiable. Ici encore, ce sont les théories de l’antiquité quisont reprises notamment celles de Galien (131-201) et même si l’on peut observer de nets progrès en matière de médecine et d’anatomie, les traités relatifs à la femmes sont peu nombreux et suscitent peu d’intérêt. Ambroise Paré (chirurgien des rois Henri II, François II, Charles IX et Henri III) explique que l’infériorité de la femme repose dans ses organes génitaux dans son traité De lagénération : « Or, pour le dire en un mot, la matrice a ses sentiments propres, étant hors la volonté de la femme ; de manière qu’on la dit être un animal, à cause qu’elle se dilate et accourcit plus ou moins, selon la diversité des causes. Et quand elle désire, elle frétille et se meut faisant perdre patience et toute raison à la pauvre femmelette, lui causant un grand tintamarre »
La femme n’est doncpas responsable de son infériorité selon ceux qui y voient la une conséquence de sa constitution interne. Il semble donc logique que la femme soit cantonnée aux activités domestique et à la sphère privée, car étant bien malgré elle incapable d’assumer un rôle public.
Convaincus que les faiblesses du corps correspondent à celles de l’esprit, les juristes s’emploient à limiter strictement le rôledes femmes dans la vie publique. Il est vu comme naturel que l’homme gouverne et que la femme obéisse. Des juristes comme Charles Du Moulin, André Tiraqueau, Jean Bodin ou encore Cardin le Bret affirment cette tendance dans leur traité de droit soutenant que les femmes doivent être tenues à l’écart des affaires et soumis à l’homme. Désormais, contrairement aux lois en usage au Moyen Age, la femme nepeut plus signer d’actes sans autorisation de son mari pour les épouses ou du juge pour les veuves et les non-mariées. C’est le « Velléin» tiré directement du droit romain qu’André Tiraqueau fait remettre en vigueur en 1513 et qui retirera son autonomie juridique à la femme jusqu’en 1606 date de son abrogation.
Jean Bodin dans Les six livres de la république explicite ainsi ce qui doit être laplace des femmes : « Elles doivent être tenues à l’écart de toute magistrature, poste de commandement, tribunal, assemblées politiques et conseils, de sorte qu’elles puissent accorder toute leur attention à leur tâches féminines et domestiques. La loi a défendu à la femme toutes les charges et offices propres aux hommes comme de juger, postuler, non pas seulement faute de prudence…..mais d’autantque les actions viriles sont contraires au sexe et à la pudeur et pudicité féminines »
Ainsi, théoriquement, les femmes devraient être absentes de la vie politique en étant tenue à l’écart des fonctions de commandement et d’administration. Cependant, dans certains cas, on peut observer l’exemple de femmes jouant un rôle politique et gérant leurs affaires. C’est notamment le cas dans les plushautes couches de la société ainsi, en Angleterre, certaines femmes peuvent accéder à la pairie (on les reconnait comme paires) une reconnaissance cependant partielle car elles n’ont pas droit de citer à la chambre des Lords. Il s’agit tout de même d’une distinction importante, car elles acquièrent une visibilité et une place dans le jeu politique. En France, les héritières de fiefs peuvent...
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