Les femmes dans l'industrie de l'entre deux guerres en france

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Les femmes dans l’industrie française
1919-1939

Pendant la première guerre mondiale, les femmes ont été appelées en masse dans les industrie pour soutenir l’effort de guerres et fournir des munitions aux soldats du front. Ces munitionnettes ont ainsi eu accès à un monde nouveaux, le monde de l’industrie. Avec le retour des soldats, elles ont parfois étés contraintes de laisser leuremploi et de retourner au foyer. La démobilisation des femmes marque la volonté d'un retour à la normale, même si cela est impossible avec 1,4 million de militaires morts, soit plus de 10% de la population active masculine de 1914, sans compter les blessés et les mutilés. On peut donc se demander se qui se passe pour les femmes françaises qui travaillaient dans l’industrie au moment de l’armistice etdans les mois, voire les années, qui suivent l’arrêt des hostilités ? Quelles ont étés les évolutions du travail des femmes dans l’industrie entre les deux guerres mondiales ?
I. La place de la femme dans l’industrie
II. Une main d’œuvre faible et exploitée
III. Les dirigeants et le travail des femmes

I. La place de la femme dans l’industrie

a. Les évolutions
o Evolutions :- travailleurs dans l’industrie :
1921 : 1 900 000 femmes 4 200 000 hommes total : 6 100 000
1936 : 1 600 000 femmes 4 100 000 hommes total : 5 700 000
← le nombre de travailleurs dans l’industrie baisse de 7%
← le nombre de femmes travaillant dans l’industrie baisse de 16%

E 1921, la place de la femme dans l’industrie retourne comme en 1906. 26,5%des femmes qui travaillent sont dans l’industrie, c’est le secteurs qui en emploie le moins.

o Explications :
- l’industrie textile est en déclin, or l’emploi féminin y est majoritaire.
- de nouveaux secteurs industrialisés, 178 000 actives en moins entre 1921 et 1936.
- l’appel de la main d’œuvre a été préféré à l’utilisation de la main d’œuvre féminine.
- les emploisofferts :très difficiles, physiques : mine, bâtiment...
- de nombreuses restructurations industrielles : 59 000 femmes quittent l’industrie en 1936 (mais 12 000 y entrent à nouveaux en 1931).
- un rétrécissement de la pyramide des âges des actives.
- la crise des années 30 et chômage. Les femmes les plus âgées sont licenciées.
- la natalité est en hausse, les femmes préfèrent rester aufoyer.
Les secteurs les plus exposés : la parfumerie, le papier carton, et le vêtement.
Cependant, certains secteurs gros employeurs d’ouvrières restent relativement protégées, comme les industries alimentaires et chimiques où les effectifs augmentent entre 1931 et 1936. L’activité moyenne augmente aussi dans le travail des métaux .

b. Le travail industriel féminin
Le travailindustriel féminin se caractérise par une exploitation spécifique : faiblesse des salaires, emplois non qualifiés, fortes contraintes physiques et morales. Ce sont des postes sous qualifiés, des travaux répétitifs.
L’industrie de la confection se développe, mais ne propose aux femmes que des emplois déqualifiés, les hommes gardent les postes décisionnels. Les ouvrières sont également plus nombreusesdans les industries traditionnellement masculines comme la métallurgie, la mécanique, l’électricité, et la chimie. Dans les grandes usines, les femmes sont nombreuses à être embauchées comme manœuvres pour la fabrication de séries standardisées ( soudure, presse).
Cela est permis par plusieurs facteurs :
- La force mécanique remplace la force physique.
- Les faibles salaires des femmessont avantageux pour le patronat.
- Adaptabilité de la main d’œuvre qui se plie aux nouvelles méthodes de travail induites par le taylorisme.
- La main d’œuvre féminine ne présente qu’un faible risque protestataire, car elle est sous-syndicalisée.
Pour beaucoup d’ouvrières, la rationalisation signifie moins une déqualification qu’une ouverture de l’offre d’emplois, un accès à la...
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