Les figures de style

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  • Publié le : 12 décembre 2010
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Les figures de style

I) Les figures par analogie (= ressemblance)
La comparaison
Elle établit un rapprochement entre deux termes (le comparé et le comparant) à partir d'un élément qui leur est commun (la motivation, ou point de comparaison) et grâce à un outil grammatical (comme, pareil à, tel que, ressembler à, mieux que, autant que…).
Le poète est semblable u prince desnuées. (Baudelaire)

La métaphore
Elle établit une assimilation entre deux termes. Comparé et comparant sont rapprochés sans terme de comparaison. On peut dire que c'est « une image ».
Un gros serpent de fumée noire. (Maupassant)
S’emmêler les pinceaux.
Répondre sèchement.
Si la métaphore est développée par plusieurs termes, on parle de métaphore filée. On parle de clichés dans le casde métaphores passées dans le langage courant (ex : « être à cheval sur les principes »).

L'allégorie
Elle représente de façon imagée (par des éléments descriptifs ou narratifs) les divers aspects d'une idée.
La Mort, lorsqu'elle est représentée comme une femme armée d'une faux.(souvent appelée « La Faucheuse ».
La colombe et le rameau d’olivier pour représenter la Paix.

Lapersonnification
Elle représente une chose ou une idée sous les traits d'une personne. (Cf La Fontaine)
Les livres me tiraient par le bras, ils m'appelaient en leur sein.
Les personnages de Alice au Pays des merveilles sont des personnification.

II) Les figures par substitution (= remplacement).
La métonymie
Elle consiste à remplacer un mot par un autre mot qui entretient avec lepremier un rapport logique, pour désigner par exemple :
Un contenu par son contenant : boire un verre (pour boire l'eau du verre).
Un objet par sa matière ou son origine : les cuivres pour les instruments en cuivre ; un bon Bourgogne pour le vin de Bourgogne.
Un lieu pour la fonction y est attachée : il est candidat à l'Élysée.
Un trait moral par un trait physique : uneforte tête (un fort caractère).
Bon nombre de métonymies sont entrées dans le langage courant : je suis en panne, j'ai déraillé, ..

La synecdoque
Proche de la métonymie, elle est le fait d’assigner à un mot un sens plus large ou plus restreint qu’il ne comporte habituellement.
Vous dites adieu à ces murs que vous allez quitter (Alain) ; « ces murs » = cet établissement.« Acheter un vison » pour « Acheter un manteau fait en peau de vison ».

La périphrase
Elle consiste à remplacer un mot par une expression de sens équivalent qui évite une répétition ou donne une explication.
Le 7ème art pour le cinéma.
Le plancher des vaches pour le sol.

III) Les figures par opposition
L'antithèse
Elle oppose très fortement deux termes ou deux ensembles determes.
Ô merveille ! Ô néant ! (Hugo)
La neige fait au nord ce qu'au sud fait le sable. (Hugo)
Un noble s'il vit chez lui dans sa province, il vit libre mais sans appui ; s'il vit à la cour, il est protégé mais il est esclave. (La Bruyère)
Lorsque les termes d'une double antithèse (libre/esclave ; sans appui/protégé) sont disposés selon le schéma ABBA, on parle de chiasme (ànoter qu'on peut aussi parler de chiasme lorsqu'il n'y a pas antithèse (ABBA) : Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger. (Molière)).

L'antiphrase
Elle exprime une idée par son contraire dans une intention ironique.
Quel courage ! pour dénoncer la lâcheté de quelqu'un.

Le paradoxe
Il énonce une idée contraire à l'opinion commune afin de surprendre, de choquer, d'inviter àla réflexion.
Le pénible fardeau de n'avoir rien à faire. (Boileau)

L'oxymore
C’est la réunion surprenante, dans une même expression de deux termes contradictoires.
Cette obscure clarté qui tombe des étoiles. (Corneille)

IV) Les figures par amplification et par atténuation
L'hyperbole
Elle amplifie les termes d'un énoncé afin de mettre en valeur un objet ou une idée....
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