Les fleurs du mal

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  • Publié le : 28 avril 2011
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Les Fleurs du Mal, Charles Baudelaire – Recueillement
Charles Baudelaire (1821-1867) est un poète français. En 1868, il écrit les Fleurs du Mal, édition posthume. C’est son œuvre majeure dont la première édition paraît en 1857 lors du procès. Notre poème paru en revue ne figure que dans l’édition posthume de 1868. Il traite du thème de la douleur, ici associé au thème du crépuscule. Nous avonsdonc affaire à un poème lyrique, le poète faisant un retour sur lui-même et sur sa vie. Dans un premier temps, nous verrons un poète souffrant qui cherche à se couper du monde lors d’un moment présenté à la fois comme ambigu et privilégié, maléfique et bénéfique et enfin que le poème devient pour Baudelaire un moyen d’évasion.
I] Poète souffrant cherchant à se couper du monde.
a) Poème organiséautour d’un dialogue (intérieur, dédoublement)
Douleur → personnifiée (allégorie)- invocation : ô
→ considérée comme un enfant capricieux : « sois sage » v.1 + 1er hémistiche du v.2.
→ allitération en «s» (doux) et «t» (pr calmer le caprice de l’enfant «tu réclamais»)/
→rythme apaisant du v.2 : 6/3/3 avec pauses fortes : le poète cherche à calmer sadouleur.
→ voyelles qui se ferment au v.2
b) Le poète se repli sur lui-même.
Paradoxe : dédoublement puis réunifications (le titre) re+collegere : à nouveau. Cueillir en rassemblant (connotation spirituelle/religieuse)
Le poète rejette la compagnie des autres avec le rejet (quatrain/tercet, «loin d’eux »
Nous avons une image d’une rupture très nette. Volonté de rupture avec lesautres hommes. (rimes des quatrains, alternées au lieu d’embrassées abab≠abba. Volonté d’isolement)
c) Le poète affirme sa différence par rapport aux autres.
Il délaisse le monde qui l’entoure : 3vers (5 6 7) = vie nocturne de la ville≠ 1er vers = volonté d’isolement. + mépris pour ses semblables : « des mortels la multitude vile » allitération t et d → durs. U et i pour appuyer l’idée dessemblables.
Lui, il recherche plutôt l’intimité, ici avec sa douleur « rapport adulte à l’enfant » → sens protecteur.
La douleur reste avec le poète, elle est apprivoisée mais ne la harcèle plus. Pourtant, le crépuscule apparaît ambigu.
II] Un crépuscule à la fois maléfique et bénéfique.
a) Le crépuscule réveille les démons présents des êtres humains.

-Il crée une ambiance inquiétante« atmosphère obscure ». Obscure → (sournois) sombre t mystérieux, difficile à comprendre, annonce l’ambivalence (ambiguïté) avec //qui : paix et souci. Consonnes : sournoisement arrivé.
-Réveille les bas instincts : v.6 → bourreau. Allégorie sur Plaisir désignée par antithèse (insiste). Avec «fouet» (brutal) : synérèse, image d’un troupeau condamné à la débauche. Image sadomasochiste (Choderlos de Laclo, LesLiaisons Dangereuses)
Cueillir des remords = ici allusion possible à la philosophie du plaisir, l’épicurisme et à son carpe diem = cueillir le jour. → Blâme de Baudelaire.

b) Mais le crépuscule apaise le poète.
-Il le réconcilie lui-même avec sa douleur : cf sonorités adoucies des tercets, douceur du v.14 son [ch] ; [s], sonorités nasales [en], formées : « douce Nuit » µ+ rythme régulieret berçant des accents au v.14. Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.
-Il le réconcilie avec son passé à travers une vision qui évoque des éléments du décor urbain : « balcons » , « arche » (d’un pont ?) « eaux » (de la Seine ?), et un paysage symbolique, une sorte de tableau, de fresque, avec des pers. allégoriques. « Années, Soleil, Nuit, Regret » - « Vois ». Les défuntesAnnées : vieilles parentes, protectrices, en habits démodés. «  défuntes » : années perdues, définitivement abolies mais peut-être pas perdues en vain. Le Regret→ arrive comme un reflet du ciel, correspondance verticale mais il ne reste qu’un regret souriant → passé accepté avec le regret mais pas de remords. (souriant : il montre au poète qu’il faut accepter le passé et atteindre une forme de...
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