Les fondements philosophiques des droits de l’homme. la légitime défiance de l’individu contre l’état.

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  • Publié le : 28 mars 2011
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Les fondements philosophiques des droits de l’homme. La légitime défiance de l’individu contre l’état.

Droits de l’homme nés avec la modernité (XVIIè-XVIIIè siècles). Cette modernité apparaît sous la monarchie absolue, régime à priori aux antipodes des droits de l’homme.
Absolutisme : ce qui est 1er : l’état.
Les libéraux (pas encore nommés ainsi) pensent que la société peut s’autoréguler : nombre d’entre eux imaginent un contrat social pour déterminer quelles sont les tâches de l’Etat. On ne peut concéder tous les droits à l’Etat car on ne peut pas céder quelque chose qui n’existe pas.
Le libéralisme suppose une suspicion de principe (légitime défiance) vis-à-vis de l’état, des dirigeants.
penser une certaine autonomie de la société civile (auto/nomos) : l’Etat n’aurait qu’unrôle supplétif. L’état ne doit intervenir que quand la société ne peut réguler elle-même.
Dans la version la + absolue, l’état devait se suffire de maintenir l’ordre (armée, police, justice à la rigueur) : le reste serait à la charge des individus ou associations.
Courant ultra-libéral : les libertariens (anarcho-capitalisme : société quasi sans état, qui fonctionne de manière concurrentielle)avec des auteurs comme James M. Buchanan Fondation, logique de la démocratie, 1962, M. Rothbard : L’éthique de la liberté, 1960, R. Notrick : Anarchie, Etat et utopie, 1974.

Libéralisme politique avec 2 postulats.
L’état social est le produit de l’homme concédant des droits.
Les gouvernants ne possèdent aucun droits que les individus ne possèderaient pas à l’Etat de nature (sauf quelquesprérogatives).
Postulats marqués l’individualisme (l’individu est 1er) : l’individu est celui qui ne se
divise pas, donc l’homme serait 1er dans la vie politique (avant la famille, les partis, l’Etat).
+ l’individualisme juridique ; l’homme est 1er en tant qu’il détient des droits (cf. droit de propriété/ droit d’expropriation).
Si on se place du côté de l’individu exproprié : expropriationatténuée par devoir de l’individu face à la société.
Aux temps grecs ce qui était 1ers : la collectivité.

la modernité découvre qu’il peut y avoir des droits attachés à l’homme : droit à la vie
(à la sécurité, la liberté, la propriété). La pensée moderne est juridique avant tout.

Si l’homme est 1er, alors le lien social est artificiel (pas une donnée naturelle mais une volonté consciente dechaque individu).
Devoirs ne sont rien sans un min de paix sociale : donc pour donner une garantie aux droits de l’homme, il faut l’Etat qui est délimité et qui laisse libre épanouissement des droits individuels.
Etat : artifice voulu par les hommes : grâce au contrat social, les hommes s’engagent entre eux à respecter l’état.
Le contrat social le + simple remplit 3 conditions :
je renonce à mefaire justice moi-même.
J’obéis à la loi.
Je n’obéis à la loi que si l’état ne dépasse pas les limites du pouvoir que je lui ai accordé.
Si l’état viole mes droits par la loi, alors je n’obéis plus à la loi et je résiste à l’oppression.
2 remarques :
- Auteurs libéraux non contractualistes (Montesquieu).
- Contractualistes non libéraux comme Hobbes, J.J Rousseau…
Modernité politiquedatée : DDH n’ont pas toujours existé.

En quoi cette pensée moderne est-elle une rupture avec les époques précédentes ?
Section 1 : Les DDH : Rupture ou héritage ? (MA & Antiquité)
Section 2 et 3 : Légitime défiance doit passer par un contrôle de la société par l’Etat (libéraux) ou en prenant le contrôle de l’état.
Section 4 : Libéralisme économique dans la continuité du libéralisme politique.Section 1 : Les DDH, rupture ou héritage ?

Il a bien rupture car c’est une pensée inédite.
Cependant il y a héritage car aucune pensée ne se construit ex-nihilo.
La philosophie des DDH a héritage antique et est tributaire de la réforme protestante.

§1- Le legs de l’Antiquité grecque.

Les philosophes grecques sont des philosophes holistes (cf. Drumont Essai sur l’individualisme)....
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