Les forces et faiblaisses de la france de la belle epoque

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  • Publié le : 21 mars 2011
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La France de la Belle époque est tout d'abord une France très faible démographiquement. A la veille de la guerre, la France compte 39,6 millions d’habitants. Alors que la transition démographique entamée au 19eme siècle se poursuit au Royaume-Uni, qu’elle se renforce en Allemagne et dans le reste de l’Europe, la France se singularise par son faible taux de natalité 19% en 1913, contre 28% enAllemagne. Elle découle d'un malthusianisme aux motivations complexes, en effet cette théorie dénonce les dangers d'une croissance excessive de la population et prône la réduction volontaire des naissances par la "contrainte morale", c'est-à- dire le mariage tardif et la chasteté. Une chute précoce de la natalité en est alors la conséquence et même si le recul lent de la mortalité se fait sentir,l'accroissement naturel reste très faible. De plus, ce faible taux démographique pesé sur le dynamisme économique pour le ralentir. On fait alors appel aux femmes et à l'immigration pour garder un volume de main d'oeuvres stable.
Ensuite la France reste très majoritairement rurale, surtout l'axe Havre-Marseille. Se forme alors de nombreuses petites villes dont les habitants vont de 5000 à 20 000habitants. L'urbanisation reste alors très lente et partielle. Seule 16 villes dépassent les 100 000 habitants qui concentrent d'ailleurs l'essentiel de la croissance. L'agriculture est donc largement dominante, il occupe 43% de la population active en 1906. Mais elle est très en retard face aux grandes puissances moderne car l'agriculture française demeure le domaine de l'exploitation familiale depetite taille, elle reste donc déspespérement traditionnelle. Depuis la Révolution française et la vente des domaines cléricaux sur lesquelles on pratique la polyculture et l'élevage extensif, l'attachement a la propriété est très important ce qui expliquerait cette agriculture diffuse et émiétée de plus, la mécanisation agricole bien qu'existante, reste minoritaire. Cela se rapproche del'industrialisation qui prône aussi la petite propriété, s'appuyant sur l'artisanat rurale et le travail à domicile.
Ceci traduit le refus de travailler en usine et l'attachement à l'indépendance. L'industrialisation française est alors elle aussi très émitiée. Ce maintien de la dispersion de la propriété sur tous les plans (agricole, industriel et commercial) est renforcé par le plan politique du partiradicale, vu comme vecteur de mobilité sociale. Les petites entreprises restent donc majoritaires. De plus, le travail à domicile reste très important et la double activité professionnelle est courante car les salaires sont trop bas. Un paysan agricole va donc, pendant les saisons mortes, trouvés du travail dans les usines pour un temps. On trouve autant de patrons que d'ouvriers. Seule 6% desentreprises ont plus de 5 salariés. Les PME freinent alors la modernisation. La France n'aimerait alors pas les entreprises? Pourtant certains secteurs issus de petite propriété se développpent et deviennent les principaux facteurs de la croissance économique.

I)Situation socio-economique
Suite à la seconde révolution industrielle, la France connaît cependant des percées spectaculaires et uncertains nombre de réussites lié à ses nombreuses grappes d'inventions. Les petites entreprises vont donc parfois être l'expression de la mordernité et l'image du renouvellement du capitalisme. L'exemple le plus important est celui de l'industrie automobile. Cet essor débuta d'une croissance interne de petites firmes fondées par de petits entrepreneurs. D'abord dirigés vers une clientèle plus restreinte,l'automobile ouvre ses portes a deux nombreux usagers comme les usages professionnels, par exemple en 1905 Louis Renault peut se spécialiser dans la fabrication de taxis. Très vite, les productions se multiplient, on passe de 300 voitures en 1895 à 100 000 véhicules en 1914. La France se place alors au second rang mondial derrière les Etats-Unis. Les industries automobiles restent très diffuses...
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