Les grands axes du commentaire

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 1 (250 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 18 mai 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Lorsque la description s'achève, en effet nous sommes loin d'un atelier, et le géant à "la poitrine vaste" - un tel adjectif déborde laréalité – n’est plus un ouvrier fabriquant un banal boulon. Bien des éléments concourent à l’explosion visionnaire finale : les feux de la forge -endroit chargé de mystère - sont propices, par leur éclat intermittent et leur jeu d'ombres et de lumière à une transfiguration des formes.L'enthousiasme déclenché par l'exploit contribue lui aussi à favoriser l'hyperbole, ainsi que le sentiment amoureux ressenti par la spectatrice. Dèslors, on quitte le réel pour l’exagération épique: " Quand il prenait son élan, on voyait des montagnes de chair roulant et durcissant sous lapeau "... "Ses épaules, sa poitrine, son cou enflaient", son cou est "pareil à une colonne". Pour finir, c'est à proprement parler l'apothéose: "il devenait beau, tout puissant comme un Bon Dieu". Mais c'est aussi un homme de chair et d'os que regarde cette femme à qui le cou ducolosse évoque celui d'un enfant, et la rêverie qui s'engendre chez elle se nuance parfois de sensualité : "une poitrine vaste, large, à y coucherune femme en travers ".
Ainsi, l'admiration provoquée par la puissance et l'élégance technique de l'ouvrier bascule peu à peu, du fait duregard de la blanchisseuse, dans le fantastique : à la fin du texte, Zola hausse le ton, et La Gueule d'Or atteint une dimension héroïque.
tracking img