Les grenouillent demandent un roi

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  • Publié le : 19 novembre 2011
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INTRODUCTION

En imitant Esope et Phèdre qui avaient eux-mêmes écrit une fable afin de calmer les Athéniens lassés de leur tyran, La Fontaine, poète français de la période classique, propose plus de XX siècles après, une fable qui s’intitule « Des grenouilles qui demandent un roi ». Extraite de son œuvre Fables, écrite en 1693, ce récit met en exergue la complexité de la nature humaine eninvitant son lecteur à réfléchir sur la notion d’insatisfaction suscitant un désir de changement sans réel discernement. En l’espèce, La Fontaine s’engage dans une argumentation didactique visant à critiquer la nature humaine quant à ses choix politique. Force est de constater que l’auteur invite son lecteur à s’interroger sur le fonctionnement d’un peuple quant à l’élaboration d’un régime politique.Et se faisant, il lui allègue un récit tant fantaisiste que réaliste par le biais d’un jeu d’analogie structuré entre les animaux et les hommes. Ainsi, la question se pose de savoir par quels moyens La Fontaine parvient-il à nous transmettre une morale à l’égard des rapports entretenus entre le peuple et les régimes politiques.
Dans un premier temps, nous nous efforcerons de mettre d’étudier lerécit structuré en soulignant les changements successifs. Puis, nous analyserons les caractéristiques des grenouilles et les analogies avec l’homme, pour enfin dégager les différentes leçons politiques de la fable.

I° Un récit structuré soulignant des changements successifs

- La fable met en exergue le récit des réactions successives des grenouilles dans le domaine politique. Cet enchaînementillustre des changements successifs de régimes politiques
Ainsi, dans un premier temps, il convient d’identifier les différentes actions des grenouilles afin de démontrer la marche évolutive de ces actions qui vont induire les différents changements de régime. Par conséquent, il s’agit de mettre en évidence le passage de l’action individuelle à l’action collective.

- La fable fait apparaîtretrois régimes, ainsi il est nécessaire de les identifier et de les illustrer en s’appuyant sur le texte

Le premier régime : est signalé par l’expression « état démocratique » v2 qui est une mise en relief de la brièveté du vers impair (sept syllabes). Le premier régime apparaît comme celui dont les grenouilles ne veulent plus.
Le second régime : est signalé au vers 4, il constitue le premierchangement. Il s’agit d’un pouvoir monarchique qui rime avec le terme démocratique vers 2, ce qui constitue un écho sonore. On observe que ces deux régimes ne sont pas désignés de la même manière. Au mot état s’oppose le mot pouvoir, ce qui permet au lecteur de comprendre que ce pouvoir implique une dépendance, illustrée par le terme « soumit » vers 4. L’auteur consacre le plus de vers au au régimemonarchique et l’analyse par le biais d’une observation sur les réactions générées chez les grenouillent

=) En effet, on souligne la peur et la fuite sans aucune réflexion. Les vers 6 à 13 rapportent ces états de manière vivante et ironique : le premier comportement des grenouilles attraits à la peur et à la fuite est exprimé par la diversité des lieux où partout elles peuvent se cacher :« sous les eaux, dans les joncs, dans les roseaux, dans les trous (v9 à 11).

=) La seconde réaction des grenouilles s’identifient des vers 15 à 24, il s’agit de la curiosité, suivie d’une attitude très familière. Le narrateur met l’accent sur un comportement grégaire de « mouton de panurge » : « la première » v15, « une autre, une autre » v19, « une fourmilière » v20, « leur troupe » v21, « cepeuple ». Enfin, il met également en relief la contradiction des réactions populaires : effrayées par un roi qui ne bouge pas , les grenouillent en réclament un « qui se remue » v25

Le troisième régime : celui-ci n’est pas explicitement défini, cependant il est possible de l’identifier aisément. Il est fondé sur la violence et l’arbitraire comme l’illustrent les verbes « croque », « tue »,...
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