Les ifi dans la transition des peco

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  • Publié le : 7 avril 2011
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En 1991, la chute du bloc soviétique instaure un nouvel ordre international marqué par la soudaine libération des pays d'Europe centrale et orientale (PECO). Les PECO se retrouvent « orphelins », livrés à eux-mêmes après des dizaines d'années de vie orbitale, intégrés au géant soviétique. Dans chaque PECO s'engage alors un processus sans précédent de reconstruction politique et économique.L'assistance occidental s'impose alors d'elle-même et résulte d'une double volonté : celle des nouveaux dirigeants qui prennent conscience des défis économiques, politiques et sociaux qui les attendent, et celle des occidentaux désireux d'aider les PECO dans leur transition. Après avoir vu le rôle important de la coopération entre PECO et découvert l'ambivalence de ses objectifs (mémoire de Master 1),nous allons nous intéresser à l'aide apportée par les IFI dans cette même transition. Répondant aux mêmes besoins (reconstruction économique et politique) et concernant les mêmes pays, la coopération avec les IFI a été cependant différente dans sa nature.

Qu'entend-on par PECO ? La liste des pays peut varier d'une encyclopédie à l'autre. En effet, l'INSEE par exemple n'inclut que dix pays sousle terme PECO (Bulgarie, Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, Slovénie, Slovaquie, République Tchèque alors que Wikipedia en dénombre 21 avec les 4 de Visegrad, les pays nordiques et balkaniques de l'ex-Yougoslavie, les autres pays balkaniques, les pays baltes et enfin les pays post-soviétiques occidentaux. Si les 10 PECO ayant intégré l'Union européenne nous intéresseront, nous nouspencherons plus particulièrement sur trois exemples significatifs, qui ont le plus bénéficié de l'aide: la Pologne, la République Tchèque et la Hongrie.

Le rôle des IFI dans la transition a le plus souvent été celui de l'aide. Cependant, l'impossibilité des historiens et spécialistes de s'entendre sur la définition du terme dans un tel contexte nous a dissuadé de l'employer dans le titre.L'aide, dans son sens le plus simple, correspond à l'action d'intervenir en faveur d'une personne ou d'un groupe en joignant ses efforts aux leurs, sur une base au moins partiellement gratuite. L'apparente clarté de cette définition contraste avec la complexité des problèmes d'interprétation qu'elle soulève dans le contexte qui nous intéresse. S'il est entendu qu'un don correspond bien à de l'aide, quedire d'un prêt, même à taux préférentiel, qui procure un intérêt au donneur ? La littérature économique spécialisée ne s'est pas étendue sur le sujet. Le contenu a souvent varié d'une étude à l'autre. Selon Mayhew (1996), une grande partie de l'aide occidentale « n'a tout simplement été qu'un abus du mot don »1(*). Ners (1992), lui, insiste sur le « désordre conceptuel dans la définition del'assistance » et estime qu'une « grande masse de l'assistance occidentale à l'Est » n'est tout simplement pas de l'aide2(*). Selon la définition de notion d'aide occidentale à la transition proposée par le Comité d'aide au Développement (CAD) de l'OCDE et que nous avons décidé de suivre à peu près, le concept suppose que l'aide soit (1) officielle, c'est-à-dire accordée par des gouvernements, desorganismes officiels, des organisations multilatérales, (2) orientée vers le développement économique du pays bénéficiaire, (3) assortie d'un « élément de libéralité » d'au moins égal à 25%. Nous disons « à peu près » car selon cette approche, toute action n'ayant pas d'élément de libéralité, à savoir les prêts et les IDE (Investissement direct à l'étranger), sont exclus. Moins restrictive que cettedéfinition, cette étude prendra en compte dans l'aide l'ensemble des transferts de ressources officielles ou non, avec ou sans élément de libéralité. En ce sens, l'aide comprendra ici les dons et les petits (à taux réduits ou non). Les dons sont donc compris ici au sens large : les réductions et les rééchelonnements de dettes, par exemple, même s'ils ne constituent pas des ressources nouvelles,...
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