Les jardiniers de la folie

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FICHE DE LECTURE
LES JARDINIERS DE LA FOLIE

A)IDENTIFICATION DU DOCUMENT

Les Jardiniers de la folie dont l'auteur est EDOUARD ZARIFIAN publié en mars 2000 (première édition en 1988) par les éditions ODILE JACOB est composé de 295 pages.
Cet ouvrage appartient à le famille :psychologie,psychanalyse,psychiatrie; à la sous famille:psychiatrie; et à la sous-sous- famille:psychiatriegénérale.
Paru sous le format 18x11 cm correspondant à un poids de 216g.
Notre travail de fiche de lecture porte sur une partie de cet ouvrage c'est à dire l'introduction (pages 1 à 19) ,le chapitre 4 L'homme objet (pages 117 à 153 ) et le chapitre 6 Folie et société (pages 207 à 234).

B)PRESENTATION DE L'AUTEUR

EDOUARD ZARIFIAN était un psychiatre,un universitaire et psychothérapeute françaisd'origine arménienne.

BIOGRAPHIE

Élève du psychiatre Jean Delay (1907-1987), il s’orienta après ses études de médecine vers le courant de la psychiatrie biologique tout en se sentant l’héritier de la tradition phénoménologique et après avoir suivi une cure psychanalytique pendant deux ans.
Édouard Zarifian pensait sincèrement, alors, que les progrès des neurosciences et de l’imageriecérébrale apporteraient une solution quasi définitive au traitement de la maladie mentale. Aussi devint-il un excellent spécialiste de biochimie et de pharmacologie.
Dans une première partie de son parcours, Édouard Zarifian a étudié la question de la psychopharmacologie et des traitements biologiques de la maladie mentale, avec des recherches faisant autorité dans le domaine. Il avait étél'élève de Jean Delay et de Pierre Deniker. En poste à Clermont-Ferrand, puis nommé à Caen en 1984 comme Professeur et chef de service, il dresse publiquement, à partir de 1988 (première édition des "jardiniers de la folie"), le constat d'insuffisance d'une psychiatrie qui ne serait basée que sur des traitements médicamenteux, et ferait l'impasse sur les autres dimensions de l'homme. Il dresse enparticulier un bilan très critique des limites d'efficacité et surtout de l'utilisation pratique des médicaments psychotropes, qui doit être intégrée dans un soin global : "Incorporer le recours au médicament, en fixant ses limites dans la relation psychologique avec l'intéressé, fait partie des règles techniques d'utilisation".
De fait, Zarifian comprit qu’il avait fait fausse route et quel’orientation purement biologique et comportementale prise par la psychiatrie mondiale avec les différentes versions du DSM (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) était une catastrophe pour la psychiatrie elle-même, puisqu’elle éliminait l’écoute de la souffrance du sujet pour ne s’intéresser qu’à la chimie du corps.
C’est la raison pour laquelle il se rapprocha de la psychanalyse,formant avec Pierre Fédida, dont il fut l’éditeur, et avec Roland Gori une solide équipe universitaire , les "trois mousquetaires" , attachée autant aux vertus de la vraie science biologique qu’à une vision freudienne de l’homme.
Il promeut alors le modèle biopsychosocial pour prendre en compte toutes les dimensions humaines, en particulier la dimension psychologique. Mais s'il considère que "Lathéorie psychanalytique demeure, encore aujourd’hui, la description la plus satisfaisante de l’organisation de la vie psychique. Elle permet une évaluation de la structure de la personnalité et de la dynamique des énergies qui animent la vie psychique d’un individu. Cette analyse "psychodynamique" permet de situer le sujet dans ses interrelations avec les autres et de comprendre les raisonsprofondes de son comportement" (les jardiniers de la folie, p 165-166) , il dénie toute valeur à la cure psychanalytique comme thérapie "Une autre revendication de la psychanalyse est d’être un outil thérapeutique. C’est là que le bât blesse le plus. Si c’était vrai, depuis plus de cent ans, cela finirait par se savoir. ..[la cure psychanalytique], elle ne constitue pas à proprement parler une...
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