Les liaison dangereuses

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P1 L’ambiguïté quant au genre de cette page ‘lettre ou incipit de roman) nous introduit dans l’univers particulier de l’œuvre. |P2 L’art de Laclos consiste dans l’imitation du style d’une jeune fille naïve et superficielle, ce qui lui permet de poser les fondations sur lesquelles l’œuvre se développera. |P3 Cette lettre offre au partisan des Lumières qu’est Laclos, l’occasion de mettre enévidence les manques de l’éducation réservée aux jeunes filles, et donc de donner une coloration morale à son œuvre. | |
|A1 Nous pouvons relever les marques du genre épistolaire. Une lettre |A1 Cécile fait preuve d’une grande inexpérience. |A1 Il nous montre combien leur ignorance est entretenue. Ce passage |
|est un message écrit et envoyé par un expéditeur à un destinataire|I1 Le texte s’achève par une anecdote amusante. Il s’agit de la mise|constitue donc, et le fait était coutumier dans la littérature du |
|(qui sont en général éloignés dans l’espace). Ce genre a des |en scène comique d’un quiproquo. Le style direct donne de la vie aux |18ème siècle, une critique de l’éducation dispensée dans les |
|caractéristiques formelles précises :|personnages. Les phrases exclamatives et les juxtapositions montrent|couvents, lieux propices au développement de la mesquinerie. |
|I1 le nom : Cécile Volanges ; l’adresse de l’expéditeur : « Paris » ;|le désarroi de la jeune fille. Le vocabulaire, d’ailleurs, la réduit |I1 Cécile n’a pas appris au pensionnat les valeurs intellectuelles et|
|la dated’écriture :3aout 17** ; Une formule d’appel ; Le texte |à l’état d’un animal peureux (« effarouchée » ; « cri perçant ») |morales susceptibles de la guider dans l’existence. Nul doute que le |
|(corps de la lettre) ; une formule finale ; la signature ; les |R1 Tout cela révèle son inexpérience et son ignorance des usages les |passage de l’univers clos qu’est le couvent, à la vie mondaine, ||indices d’un énoncé ancré dans la situation d’énonciation (je, tu, |plus élémentaires en vigueur dans le monde. |réservera à la jeune fille sou lot de désagréments. |
|nous…) ; mais encore, nous observons une spontanéité proche de l’oral| |R1 Apparaissent dans ce passage les élémentsqui nous permettent de |
|(« tu vois ») ; nous remarquons des références au temps de l’écriture| |comprendre comment Valmont pourra si aisément profiter de Cécile. |
|(« Il n’est pas encore 5h ») ; | ||
|le temps de référence est le présent d’énonciation. | | |
|R1 Toutes les caractéristiques du genre épistolaire sont réunies. || |
|A2 Pourtant, l’œuvre qui débute ici est un roman. |A2 Mais encore, Cécile apparaît comme une jeune fille vaniteuse. |A2 Mais encore, nous remarquons l’extrême solitude de la jeune |
|I2 Il est important de rappeler que lors de l’édition, Laclos affirma|I2Cécile vient de sortir dupensionnat et elle en profite pour se |fille une fois revenue chez elle. |
|présenter des lettres réelles, rassemblées par ses soins. Pourtant, |vanter auprès de son amie, de tous les avantages dont elle jouit. |I2 Elle ne rencontre sa mère qu’à des heures convenues, quant au |
|il n’en est rien, il est bien l’auteur réel de cette œuvre. C’est...
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