Les liaisons dangereuses

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 9 (2129 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 5 mai 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Contrôle de Français

Choderlos de Laclos, écrivain du 18ème siècle publie son unique roman, Les liaisons dangereuses, en 1782. Stephen Frears producteur anglais du 20ème siècle reprend les liaisons dangereuses et en fait un film.
Dès le départ le titre, les liaisons dangereuses, nous met en garde. En effet ce titre est un avertissement contre le danger des liaisons. De plus à la lecturede la préface du livre, la publication des lettres n'est pas sans motif, le rédacteur insiste sur " l'utilité de l'Ouvrage". En effet, ce livre a un but social ,rendre un service aux moeurs, à savoir dénoncer les stratégies corruptrices des personnes immorales qui n'ont d'autre but que de "corrompre" les personnes vertueuses. Il s’agit ici, comme le souligne l'épigraphe ( " J'ai vu les moeurs demon temps et j'ai publié ces lettres"), de poser un regard clairvoyant et critique . Bien plus, le rédacteur entend donner des preuves de la dépravation morale des libertins et de ses dangers pour mettre en garde contre les risques des relations sociales, contre les fausses amitiés, contre les pièges des confidences. L’avertissement du danger dans le film est signifié par la musique dès le débutqui peut être interprétée comme inquiétante et qui nous plonge immédiatement dans l’époque des mœurs et de l’importance de l’image d’autrui. Dans un premier temps nous verrons qu’il est question d’un but morale compromis et dans un secnd temps nous verrons que les liaisons dangereuses a également un but sociale.

   
    Cécile, Danceny, Mme de Volanges sont victimes de l'excès de confiance enleurs "amis" ; Mme de Tourvel renonce à sa vertu, à ses devoirs et à ses principes, subjuguée par Valmont qui lui fait découvrir les charmes de l'amour et des plaisirs. Mais pour autant, les propos du rédacteur ne sont pas aussi catégoriques qu'il y paraît d'abord. En effet, il émet des éventualités, "les jeunes gens pourraient y apprendre", "je croirais rendre service", ce qui implique qu'il doutede la réelle efficacité de son projet. Et de fait, on peut s'interroger sur l'efficacité morale du roman.
    Mme de Merteuil perd son procès, elle est défigurée par la petite vérole dans le livre et par l’évanouissement de son masque de maquillage dans le film, mais pour autant ces déconvenues ne sont pas la conséquence de sa perfidie et de son machiavélisme, donc ne peuvent être considéréescomme des "punitions" bien méritées. Seule l’humiliation général dont elle est l'objet à l'opéra lors de sa dernière sortie publique, illustre la défaite du mal. Mais elle n'est jugée que par les gens de son milieu,  ce qui limite le retentissement chez le lecteur, qui est étranger à ce monde là. Par ailleurs, sa chute n'est pas aussi désastreuse qu'il y paraît, elle ne s'en sort pas si mal, puisquequ'elle réussit à partir avec son argent et ses bijoux, ce qui lui assure une vie confortable et son exil volontaire en Hollande, loin des tumultes parisiens, est une opportunité de se refaire une réputation, elle n'est pas anéantie. Finalement, la plus coupable est celle qui paie le prix le plus faible, ce qui n'est pas si moral que le prétendait le rédacteur. Au contraire on pourrait peut etrelire le destin de Mme de Merteuil comme le triomphe de l'intelligence et de l'opportunité.
    Valmont, lui, paie le prix fort : il meurt. Sa mort est justifiée selon les codes de l'honneur de l'époque, mais cette mort apparaît très vite comme étant "une erreur". Danceny regrette ce duel fatal : " je gémis de la fatalité qui a causé à la fois vos chagrins et mes malheurs;" écrit-il à Mme deRosemonde dans la lettre 169. Valmont, agonisant demande que l'on ait pour son justicier " tous les égards qu'on doit à un brave et galant homme" (lettre 163) et  la remise des lettres achève de le disculper, comme le confirme la rumeur rapportée par Mme de Volanges : " On dit que la querelle survenue entre M. de Valmont et le chevalier Danceny est l'ouvrage de Mme de Merteuil" et les "deux rivaux"...
tracking img